L’ÉDUCATION DES ENFANTS

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم

Bismi l-LAhi  r-RaHmAni r-RaHIm

L’ÉDUCATION DES ENFANTS

La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître MouHammad Al-’AmIn, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’islam la religion de tous les Prophètes du premier ‘Adam au dernier MouHammad.

Allah  ta3AlA dit dans le Qour’An honoré :

﴿يَا أَيُّهَا الَّذِينَ ءامَنُوا قُوا أَنفُسَكُمْ وَأَهْلِيكُمْ نَارًا وَقُودُهَا النَّاسُ وَالْحِجَارَةُ عَلَيْهَا مَلائِكَةٌ غِلاظٌ شِدَادٌ لا يَعْصُونَ اللهَ مَا أَمَرَهُمْ وَيَفْعَلُونَ مَا يُؤْمَرُونَ﴾

[sOurat at-TaHrIm 'Ayah 6] ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, préservez-vous, ainsi que vos familles, d’un feu dont le combustible sera des hommes et des pierres… ».

Il a été rapporté dans le HadIth sur lequel il y a accord, par la voie de Abou Hourayrah que AllAh l’agrée :

«  كُلُّ مَوْلُودٍ يُولَدُ عَلَى الْفِطْرَةِ فَأَبَوَاهُ يُهَوِّدَانِهِ أَوْ يُنَصِّرَانِهِ أَوْ يُمَجِّسَانِهِ  »

Ce qui signifie : « Tout nouveau-né, vient au monde avec la prédisposition de l’Islam. Ce sont ses deux parents qui par la suite le font devenir juif, chrétien ou mazdéen [ceux qui adorent le feu] ».

La signification de : « né avec la prédisposition », c’est-à-dire selon l’engagement qui a été pris de lui le jour où AllAh a fait sortir les Ames des fils de ‘Adam, du dos de ‘Adam, et qu’Il les a fait prononcer. Il leur a dit : « Ne Suis-Je pas votre Seigneur ? » Elles ont répondu : « Bien sûr que oui, nous n’avons de dieu que Toi ».

L’éducation des enfants fait partie des choses les plus importantes. L’enfant est un être qui a été confié à ses deux parents, son cœur est un diamant précieux qui n’est pas du tout taillé. Il accepte toute forme. Il va pencher vers tout ce qu’on lui présente. Ainsi, s’il a été habitué au bien et qu’on le lui apprend, il grandira là-dessus et sera heureux dans le bas-monde et dans l’au-delà. Son père lui sera associé dans ses récompenses, ainsi que tous ses professeurs et éducateurs. S’il a été habitué au mal et qu’il a été négligé comme le sont les animaux, il sera malheureux, perdu et le péché pèsera également sur son responsable.

La préservation des enfants se fait en les éduquant, en les rendant courtois, en leur apprenant les bons comportements, en les protégeant des gens du mal et combien sont-ils nombreux de nos jours !

Le tuteur n’habitue pas ses enfants au luxe, il ne leur fait pas aimer l’embellissement et les causes du confort, sinon l’enfant par la suite va perdre le temps de sa vie à les réclamer lorsqu’il grandira.

Il convient également de les surveiller depuis le début. On ne fait garder et allaiter l’enfant que par une femme pieuse pratiquante qui ne consomme que le licite. Car le lait provenant de l’illicite ne comporte pas de bénédictions. Si la croissance de l’enfant en est issue, elle sera entachée de mal et sa nature penchera vers ce qui est relatif au mal. Puis on surveille sa nature ; s’il a de la pudeur, s’il est gêné de certaines choses et pas d’autres et délaisse certains actes, ceci est un bon signe qui témoigne de l’équilibre comportemental et de la clarté du cœur. Il a la bonne annonce d’une raison saine lors de la puberté et il est demandé d’utiliser cette gêne pour son éducation.

Souvent la première chose à laquelle l’enfant est assujetti après deux ou trois ans, c’est l’attirance par la nourriture. Il est demandé de l’éduquer dans ce domaine, par exemple :

- Qu’il ne prenne la nourriture qu’avec la main droite,

- qu’il dise : « Bismi l-LAh » au moment où il s’apprête à manger,

- qu’il mange ce qui se présente devant lui et qu’il ne se précipite pas à manger avant les autres,

- qu’il ne fixe pas du regard la nourriture ainsi que celui qui mange avec lui,

- qu’il ne mange pas rapidement, et qu’il prenne le temps de mâcher,

- qu’il ne fasse pas suivre une bouchée par une autre avant d’avoir avalé la première,

- qu’il ne salisse pas ses mains ainsi que ses vêtements en mangeant.

- on l’habitue au pain et à l’eau de temps à autre afin qu’il ne considère pas la viande comme indispensable.

- on lui apprend à mépriser le trop de nourriture,

- on fait l’éloge devant lui de l’enfant bien éduqué qui mange peu,

- on lui fait aimer le délaissement des repas aisés, ainsi que la satisfaction de son peu,

- on lui fait aimer les habits blancs,

- on le protège des enfants qui ont été habitués au luxe, à l’aisance, aux habits prestigieux et on l’empêche de côtoyer tous ceux qui incitent à cela.

Il est à savoir que l’enfant qui sera négligé au début de sa croissance aura dans la plupart des cas un mauvais comportement. Il sera menteur, envieux, insistant cherchant à savoir ce qui ne le concerne pas, penchant vers le rire et la vulgarité. On le préserve de ceci avec la bonne éducation. Puis quand il atteindra l’âge de distinction, il sera occupé par l’apprentissage de la science de la religion. La première chose qui lui sera enseignée, c’est l’exemption de AllAh de toute ressemblance avec les créatures et ce qui s’ensuit parmi les sujets de la croyance. Ensuite il lui sera enseigné les jugements de la purification et il lui sera ordonné de l’accomplir ainsi que le jeûne. Après cela, il lui sera enseigné ce qui est interdit [pour les personnes pubères] pour le ventre, la langue, la main, le pied, les yeux, le cœur et le corps. On lui fera craindre de les commettre.

On ne dit pas comme ce que disent certains ignorants d’entre les gens : « Tant qu’il est petit, il ne saisit pas ce que vous lui donnez », ceux-là, on leur réplique par ce qu’a dit l’Imam Al-GhazAliyy dans son livre IHyA’ou 3OulOUmi d-DIn après avoir cité des questions de croyance : « .. Sache que ce que nous avons mentionné dans la présentation de la croyance, il convient de l’enseigner à l’enfant dès son plus jeune âge, afin de le protéger et pour qu’il l’apprenne par cœur. Ensuite il en découvrira le sens petit à petit lorsqu’il grandira ». (fin de citation).

Puis on lui enseigne le Qour’An, les paroles des meilleurs, les histoires des vertueux ainsi que leur état, pour que s’enracine en lui l’amour des saints.

Puis lorsqu’il manifeste le bon caractère et les actes louables, il est demandé de le féliciter et de le récompenser par ce qui le rend heureux. S’il désobéit une seule fois, il est demandé de faire comme si on n’avait rien vu et on ne dévoile pas son erreur, surtout si l’enfant s’est efforcé à la cacher. Car en la divulguant, il se peut qu’il la refasse volontairement, à tel point qu’il ne serait plus insouciant d’être dévoilé. Mais s’il recommence une deuxième fois, il est demandé de le lui reprocher en lui disant : « Prends garde de ne pas recommencer cela ! ». On évite de lui faire sans cesse des reproches à chaque fois, car il en sera accoutumé et son cœur ne sera plus réceptif aux conseils.

Que le père reste imposant dans ses paroles et que la mère lui fasse peur avec ceci. Il est demandé de l’empêcher de dormir la journée car ceci engendre la paresse, de dormir sur des lits luxueux et mous, pour que ses muscles soient vigoureux et on l’habitue à un peu de dureté dans les literies, les habits et la nourriture.

On a dit au Messager de AllAh : « Qui sont les meilleurs des gens ? », il a dit ce qui signifie : « Celui qui a diminué sa nourriture et son rire ».

- On lui fait faire parfois des exercices et du sport pour qu’il ne soit pas emporté par la paresse,

- On l’habitue à ne pas marcher vite et à ne pas se considérer supérieur à ses semblables à cause d’un bien que ses parents possèdent,

- On lui apprend que l’élévation est dans le fait de donner et non pas dans le fait de prendre,

- On lui fait détester l’or et l’argent métal,

- On lui apprend comment s’asseoir, de manière à ne pas poser une jambe au-dessus de l’autre, qu’il ne tourne pas le dos à autrui et qu’il ne baille pas en sa présence,

- On l’empêche de trop parler, on lui apprend que cela entraIne l’insolence,

- On l’empêche de jurer, que cela soit en étant véridique ou dans le mensonge, pour qu’il ne s’habitue pas à cela en étant petit,

- On l’empêche de commencer la parole, à ne parler que pour répondre à la question posée et à être attentif à son interlocuteur lorsqu’il est plus Agé que lui,

- Qu’il se lève pour celui qui est plus âgé et pour lui faire de la place,

- On l’empêche de dire des paroles inutiles, d’être vulgaire, d’insulter, ainsi que de fréquenter celui qui prononce de telles paroles. Car sans aucun doute il leur ressemblera. A la base de l’éducation, c’est de le préserver des gens du mal,

- Après les cours, on lui permet de se distraire, avec un joli jeu de sorte qu’il ne l’épuise pas en jouant,

- On lui apprend l’obéissance à ses parents, à ses enseignants et à ceux qui l’éduquent,

- On lui enseigne que la mort interrompt les plaisirs de cette vie, que cette dernière est un lieu de passage et non un lieu de résidence, mais que c’est celle de l’au-delà qui l’est. Que la mort est attendue à chaque instant, que l’intelligent raisonnable est celui qui a fait des provisions dans ce bas-monde pour l’au-delà.

La voilà la bonne éducation. Car la bonne éducation n’est pas de bercer les enfants dans le luxe, la nourriture, les boissons, les habits ou ce qui est de cet ordre.

Si l’éducation lors de sa croissance est saine, alors tous ces conseils précités au moment de la puberté, se manifesteront dans son comportement, ils seront conséquents, bénéfiques et resteront dans son cœur, tout comme la gravure qui reste dans la pierre.

S’il a grandi sur autre chose, à tel point que l’enfant s’est habitué à l’amusement, la vulgarité, l’insolence, à l’amour de la nourriture, des habits, de l’embellissement et à la fierté déplacée, son cœur refusera la vérité, tout comme un mur qu’on essaierait de construire sans ciment sur de la terre sèche, c’est-à-dire qu’il ne tiendra pas.

C’est donc au début qu’il est demandé de faire attention. En effet, par nature le cœur de l’enfant accepte le bien et le mal et ce sont ses parents qui le dirigent vers l’un des deux côtés.

Sahl fils de 3Abdou l-LAh At-Toustariyy, le saint, celui qui connaît Son Seigneur, a dit :

« Alors que j’avais trois ans, je me réveillais la nuit pour voir comment mon oncle maternel MouHammad fils de SawAr accomplissait sa prière. Un jour il m’a demandé : « N’invoques-tu pas AllAh, Celui Qui t’a créé ? » je lui ai répondu : « Comment dois-je L’invoquer ? ». Il m’a dit : « Dis dans ton cœur, lorsque tu te remues dans ton lit, trois fois sans que tu bouges ta langue « AllAh sait mon cas, AllAh me voit, AllAh est témoin de ce que je fais ». J’ai dit ceci plusieurs nuits, puis je l’en ai informé et il m’a dit : « Dis-le chaque nuit sept fois » ; j’ai dit cela et je l’en ai informé, il m’a dit : « Dis-le chaque nuit onze fois » ; je l’ai dit. La douceur de cette parole s’est installée dans mon cœur. Après qu’une année s’est écoulée, mon oncle m’a dit : « Garde en toi ce que je t’ai appris et persévère là-dessus jusqu’à ce que tu rentres dans la tombe, elle te sera utile dans ce bas-monde et dans l’au-delà ». Je suis resté ainsi des années, j’ai trouvé en cela de la douceur, en secret. Puis un jour mon oncle m’a dit : « Ô Sahl, celui qui se rappelle que AllAh sait son état et le voit, va-t-il Lui désobéir ? Prends garde au péché ! ». Puis on m’a envoyé vers les kouttAb, où est enseigné le Qour’An, j’ai appris le Qour’An et je l’ai retenu par cœur alors que j’avais six ou sept ans, je jeûnais tous les jours et ma nourriture était du pain d’orge sans sel avec de l’eau sans sauce. Puis je suis sorti, voyageant sur terre, des années, puis je suis revenu à Toustar et je veillais en prière toute la nuit ce que AllAh ta3AlA a voulu ». Fin de citation

L’ImAm AHmad Ibnou Hanbal a dit : « Je ne l’ai pas vu manger de sel, jusqu’à sa mort ».

Regardez l’état de cet homme qui a de l’élévation et du degré. Il en sera de même pour celui qui a grandi d’une manière vertueuse avec une éducation conforme à la loi de l’Islam.

Hâtez-vous d’éduquer vos enfants conformément à ce que AllAh tabAraka wa ta3AlA agrée et rappelez-vous la parole du Prophète :

« إِذَا مَاتَ ابْنُ ءَادَمَ انْقَطَعَ عَمَلُهُ إِلاَّ مِنْ ثَلاَث صَدَقَةٍ جَارِيَةٍ أَوْ عِلْمٍ يُنْتَفَعُ بِهِ أَوْ وَلَدٍ صَالِحٍ يَدعو لَهُ »

Ce qui signifie : « Lorsque le fils de ‘Adam meurt, ses actes s’interrompent sauf pour trois ; une aumône permanente, une science qui profite à autrui et un enfant pieux qui lui fait des invocations ».

Ce dernier, la plupart du temps, n’a pas lieu sans œuvre et effort des parents. Qu’aucun d’entre nous ne soit négligeant à cause du grand nombre de soucis, d’épreuves et de catastrophes. En effet l’éducation des enfants a la priorité des parents dans la dépense de l’effort, du temps et du nécessaire.

الحمد لله رب العالمين

La louange est à AllAh, le Créateur du monde.

 

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LA FOI ET CE QUI L’ANNULE

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم

LA FOI ET CE QUI L’ANNULE

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La louange est à AllAh le Seigneur des mondes Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître MouHammad Al-’AmIn, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’Islam la religion de tous les Prophètes du premier ‘Adam au dernier MouHammad.

Le Messager de AllAh, Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam a dit :

« مَنْ يُرِد اللهُ به خَيْرًا يُفَقِّهْهُ في الدِّينِ إِنمَّا العِلْمُ بالتَّعَلُّمِ والْفِقْهُ بالتَّفَقُّهِ »

Ce qui signifie : « Celui pour qui AllAh veut le bien, Il lui facilite l’apprentissage de la religion  certes la science de la religion est par transmission orale », [rapporté par Al-BoukhAriyy], [Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam veut dire que Dieu l'élève davantage en degré et qu'Il préserve sa communauté de ce que le Prophète craint pour elle ; ainsi la langue arabe est riche et le mot SallA a plusieurs sens et ici il ne veut pas dire prier mais élever en degré].

La Science de la religion, permet de connaItre ce que Dieu a ordonné et ce qu’Il a interdit. Le remerciement obligatoire à Dieu c’est d’utiliser les bienfaits qu’Il nous a accordés, dans l’obéissance. C’est-à-dire accomplir les devoirs et éviter les interdits.

Dieu n’a pas besoin de notre remerciement. Dieu n’a besoin de rien et toutes les créatures ont besoin de Dieu ; AllAh Ta3AlA dit dans le Qour’An :

{ اللهُ الصّمَدُ }

« AllAhou S-Samad »

Ce qui signifie : « Dieu n’a pas besoin des créatures et toutes les créatures ont besoin de Dieu » .

Dieu nous a ordonné les actes d’adoration tels que la Prière, la ZAkAt, le Jeûne, mais Dieu n’a pas besoin de nous. Il ne Lui advient ni nuisance, ni profit SoubHAnahou wa ta3AlA [SoubHAnahou wa ta3AlA veut dire que Dieu est exempt de toute imperfection Il est exempt des attributs des créatures].

Ainsi, il y a un minimum de la science de la religion qu’il est un devoir de connaitre, le Prophète Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam a dit :

« طلَبُ العلمِ فريضةٌ على كلِّ مُسلمٌ »

Ce qui signifie : « Quérir la science de la religion est une obligation pour chaque musulman », [rapporté par Al-Bayhaqiyy]

Et il a dit Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam,

« إِنمَّا العِلْمُ بالتَّعَلُّمِ »

Ce qui signifie : « certes, la Science de la religion est par transmission orale » ; on a donc besoin nécessairement de la transmission orale.

Parmi les choses qu’il est un devoir de connaItre dans la science de la religion, il y a les sujets de la croyance comme la connaissance des deux témoignages et les Attributs de Dieu qu’il est un devoir de connaitre, les attributs des Prophètes et les choses qui font sortir de l’Islam afin de les éviter car celui qui ne connaIt pas le mal, risque d’autant plus d’y tomber.

Ensuite on apprend sur la purification, la prière, les péchés pour les éviter. On apprend aussi le chapitre du repentir.

Le Prophète Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam a dit :

« التَّائِبُ مِنَ الذَّنْبِ كَمَنْ لاَ ذَنْبَ لَهُ »

Ce qui signifie : « celui qui se repent d’un péché, c’est comme s’il ne l’avait pas commis », donc il faut apprendre les conditions du repentir.

Il y a aussi les lois du jeûne, et les lois générales de la zakAt (l’aumône obligatoire) pour celui pour qui elle est un devoir, et le pèlerinage pour celui qui a la capacité de l’accomplir, et les lois des transactions pour celui qui s’y engage (tel que vendre, acheter, louer, hypothéquer, se marier, divorcer).

Ainsi en premier on apprend sur la croyance. Le Prophète MouHammad Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam a dit :

« أَفْضَلُ الأَعْمَالِ إِيمانٌ بِاللهِ ورَسُولِهِ »

(‘afDalou l-’a3mAli ‘ImAnOUn bi l-LAhi wa raçOUlih)

Ce qui signifie : « la meilleur des œuvres est la croyance en AllAh et en Son Messager », [rapporté par Al-BoukhAriyy].

La croyance est une condition de l’acceptation des bonnes œuvres.

Avoir une bonne croyance est une condition pour l’acceptation des bonnes œuvres. Ainsi sans la bonne croyance, il n’y a pas de récompense dans l’au-delà.

AllAh Ta3AlA dit :

{مَثَلُ الّذِينَ كَفَرُواْ بِرَبِّهِمْ أَعْمَالُهُمْ كَرَمَادٍ اشْتَدّتْ بِهِ الرِّيحُ فِي يَوْمٍ عَاصِفٍ}

(mathalou l-ladhIna kafarOU birabbihim ‘a3mAlouhoum karamAdin ichtaddat bihi r-rIHou fI yawmin 3ASif )

Ce qui signifie : « Les œuvres de ceux qui ont mécru, sont telle de la cendre emportée par le vent, un jour de tempête », [sOUrat IbrAhIm 'Ayah 18].

Le Prophète Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam a dit :

« وَأَمَّا الْكَافِرُ فَيُطْعَمُ بِحَسَنَاتِهِ في الدُّنْيَا حَتّى إِذا أَفْضَى إِلى الآخِرَةِ لَم يَكُنْ لُهُ مِنْهَا نَصِيبٌ »

(wa ‘amma l-kAfirou fayouT3amou biHasanAtihi fi d-dounyA HattA ‘idhA ‘afDA ‘ila l-’Akhirah lam yakoun lahou minhA naSIb )

Ce qui signifie : « Quant au mécréant il sera rétribué pour ses bonnes œuvres dans cette vie, mais dans l’au delà il n’aura aucune récompense».

La croyance comme l’a expliqué le Prophète Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam, lorsqu’il a été interrogé sur la foi, il a dit :

« أَنْ تُؤْمِنَ باللهِ وَمَلائِكَتِهِ وَكُتِبِهِ ورُسُلِهِ والْيَوْمِ الآخِرِ وتُؤْمِنَ بالْقَدَرِ خَيْرِهِ وَشَرِّهِ »

(‘an tou’mina bi l-LAhi wa malA’ikatihi wa koutoubihi wa rouçoulihi wa l-yawmi l-’Akhiri wa tou’mina bi l-qadari khayrihi wa charrihi )

Ce qui signifie : « La foi est que tu crois en AllAh, en Ses Anges, en Ses Livres, en Ses Prophètes, en Le Jour Dernier et que tu crois que Dieu a prédestiné le bien et le mal », [rapporté par Mouslim] ; Dieu a prédestiné toute chose SoubHAnahou wa ta3AlA.

Donc ce sont les six piliers de la foi qu’il est important de connaItre.

Il a dit au début : La croyance est que tu crois en AllAh, c’est-à-dire tu crois fermement en l’existence de Dieu selon ce qui est digne de Lui, que tu crois que ce monde a un Créateur sans aucun doute.

AllAh Ta3AlA dit dans la Qour’An :

{ إِنَّ فِي خَلْقِ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضِ وَاخْتِلاَفِ اللَّيْلِ وَالنَّهَارِ لآيَاتٍ لِأُوْلِي الألْبَابِ }

(‘inna fI khalqi s-samAwAti wa l-’arD wa khtilAfi l-layli wa n-nahAr la’AyAtin li ‘ouli l-’albAb )

ce qui signifie : « Certes, dans la création des cieux et de la terre et dans le changement du jour et de la nuit, il y a des preuves pour ceux qui sont dotés de raison », [sOUrat 'Ali 3ImrAn 'Ayah 190].

Le monde est une preuve de l’existence de Dieu ; ainsi selon la raison, les cieux la terre et les autres créatures auraient pu ne pas exister ou exister à une autre époque avec une autre forme, ou d’autres caractéristiques ; l’existence de ces créatures signifie qu’il y a un Créateur qui les a spécifié par le fait d’exister au lieu de ne pas exister, par le fait d’exister à cette époque au lieu d’une autre et par le fait d’avoir ces caractéristiques plutôt que d’autres ; ainsi c’est Dieu qui crée toute chose, Il fait passer toute chose du néant à l’existence.

AllAh Ta3AlA dit dans le Qour’An :

« وَخَلَقَ كُلَّ شَىء »

Ce qui signifie : « Il crée toute chose », [sOUrat Al-FourqAn 'Ayah 2], c’est à dire Il fait passer toute chose du néant à l’existence ; créer dans ce sens est spécifique à Dieu et l’attribuer à autre que Dieu, est de la mécréance.

AllAh Ta3AlA dit dans le Qour’An :

{ هَلْ مِنْ خَالِقٍ غَيْرُ اللهِ }

(hal min khAliqin ghayrou l-LAh)

Ce qui signifie : « Il n’y a pas de créateur autre que AllAh », [sOUrat FATir 'Ayah 3]. Et Il dit SoubHAnahou wa ta3AlA :

{ وَاللهُ خَلَقَكُم وَمَا تَعْمَلُونَ }

Ce qui signifie : « AllAh vous a créé et ce que vous faites », [sOUrat AS-SaffAt 'Ayah 96].

Dieu a créé toute chose et n’a aucune ressemblance avec ce qu’il a créé.

AllAh a créé le monde en deux sortes : les corps et les caractéristiques des corps.

Dieu a créé donc Les corps palpables, (c’est ce qu’on peut saisir à la main) tel que les pierres, les plantes, les humains…

Dieu a créé aussi Les corps impalpables, (c’est ce qu’on ne peut pas saisir à la main) tel que la lumière, les Anges, les Jinns, les âmes, l’air, l’obscurité.

Et Il a créé Les caractéristiques des corps, c’est à dire ce qui advient aux corps tel que le goût, la couleur, la pensée, le mouvement, le sentiment…
Tous sont des créatures de Dieu.

Il n’y a pas d’autre créateur que Dieu ; Il a créé le bien et le mal.
Dieu agrée le bien mais pas le mal, Il récompense le bien mais pas le mal. Dieu ordonne le bien et interdit le mal mais c’est Lui qui a créé et prédestiné l’existence du bien et du mal.

AllAh Ta3AlA dit dans le Qour’An :

{ وَلَوْ شِئْنَا لَآتَيْنَا كُلّ نَفْسٍ هُدَاهَا وَلَكِنْ حَقّ الْقَوْلُ مِنِّي لَأَمْلَأَنّ جَهَنّمَ مِنَ الْجِنّةِ وَالنّاسِ أَجْمَعِينَ }

(wa law chi’nA la’AtaynA koulla nafsin houdAhA wa lAkin Haqqa l-qawlou minni la’amla’anna jahannama mina l-jinnati wa n-nAsi ‘ajma3In)

Ce qui signifie : « si Dieu voulait, Il aurait guidé tout le monde [à l'Islam], mais Dieu a voulu qu’il y ait des humains et des jinn qui entrent en Enfer », [sOUrat As-Sajdah 'Ayah 13].

Ainsi si Dieu voulait Il aurait guidé tout le monde, mais Dieu n’a pas voulu cela et Il  fait ce qu’Il veut, il n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait.

AllAh Ta3AlA dit dans le Qour’An :

{ لاَ يُسْأَلُ عَمّا يَفْعَلُ وَهُمْ يُسْأَلُونَ }

(lA yous’alou 3ammA yaf3al wa houm yous’alOUn)

Ce qui signifie : « Dieu n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait et les esclaves seront interrogés », [sOUrat Al-'AnbiyA' 'Ayah 23].

Et Il dit aussi Ta3AlA :

{ إِنّ رَبّكَ فَعّالٌ لِّمَا يُرِيدُ }

(‘inna rabbaka fa33aloun limA yourId )

Ce qui signifie : « Certes, ton seigneur réalise tout ce qu’Il veut », [sOUrat HOUd 'Ayah 107].

Le Prophète Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam a dit :

« مَا شَاءَ الله كَانَ وَمَا لم يَشَأ لم يَكُنْ »

(mA chA’a l-LAhou kAn wa mA lam yacha’ lam yakoun )

Ce qui signifie : « Ce que Dieu veut est, et ce qu’Il ne veut pas n’est pas », [rapporté par AbOU DAwOUd].

Tout ce qui arrive dans ce monde est selon la volonté éternelle de Dieu qui ne change pas. Tous les attributs de Dieu ne changent pas, car celui qui change a besoin de qui le fait changer et Dieu n’a besoin de rien. Dieu fait changer les créatures et Lui ne change pas. Ainsi on dit dans les pays musulmans :

« سُبْحَانَ الّذِي يُغَيِّر وَلا يَتَغَيَّر »

(soubHAna l-LadhI youghayyir wa lA yataghayyar )

Ce qui signifie : « Dieu est exempt d’imperfection, Il fait changer les créatures mais Lui ne change pas ».

Aussi Dieu sait toute chose avant qu’elle n’arrive. Il sait de toute éternité, qui va être croyant ou mécréant, ainsi Dieu n’apprend pas des choses, Il sait toute chose avant que le monde existe. La Science de Dieu n’augmente pas et ne diminue pas, elle ne change pas et de même tous Ses Attributs ne changent pas.

Dieu est puissant sur toute chose, par Sa puissance Il crée et anéanti.

Dieu n’a pas de début à son existence. Tout ce monde a un début, c’est Dieu qui l’a créé mais Dieu n’a pas de début et Il ne change pas.

Le Prophète MouHammad Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam a dit :

« كَانَ الله وَلم يَكُنْ شَىءٌ غَيْرُهُ »

(kAna l-LAhou wa lam yakoun chay’oun ghayrouh )

Ce qui signifie : « Dieu existe de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité », [rapporté par Al-BoukhAriyy].

Dieu a crée toute chose, Il a créé les créatures et Il n’en a pas besoin,

Dieu a crée le ciel, Il n’a pas besoin du ciel Il existe avant le ciel sans avoir besoin du ciel et après qu’Il a créé le ciel Il ne change pas Il existe sans avoir besoin du ciel ;

Dieu a crée le Trône, Il n’a pas besoin du Trône Il existe avant le Trône sans avoir besoin du Trône et après qu’Il a créé le Trône Il ne change pas Il existe sans avoir besoin du Trône ;

Dieu a créé l’endroit, Il n’a pas besoin de l’endroit Il existe avant l’endroit sans endroit et après qu’Il a créé l’endroit Il ne change pas Il existe sans endroit ;

On ne dit pas où, ni quand, ni comment à son Sujet.

Ainsi on dit où est tel objet ou comment est tel objet, donc ceci est réservé aux créatures et on ne dit pas cela au sujet de Dieu car dire cela au sujet de Dieu est de la mécréance qui fait donc sortir de l’Islam et celui qui est sorti de l’Islam ne revient à l’Islam qu’en prononçant les deux témoignages : il n’est de dieu que Dieu et MouHammad est le Messager de Dieu.

Il n’est pas permis de dire qu’Il est partout, on dit que Dieu existe sans comment et sans endroit et qu’Il ne dépend pas du temps, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, rien n’est tel que Lui, Il n’a aucun équivalent, Il n’a aucune ressemblance avec les créatures et donc Il n’habite pas les cieux ni la terre, Il n’est pas attribué des attributs des créatures tel que le mouvement, l’immobilité, le sentiment, le changement, la position assise ou l’établissement.

On dit que Dieu existe sans endroit et sans comment et ne dépend pas du temps.

Les savants de l’Islam disent :

« الله مَوجُودٌ بِلا كَيْفٍ وَلا مَكَانٍ وَلا يَجْرِي عَلَيْهِ زَمَانٌ »

AllAh mawjOUd bilA kayf wa lA makAn wa lA yajrI 3alayhi zamAn

C’est-à-dire : Dieu existe sans endroit, sans comment et qu’Il ne dépend pas du temps.

On ne dit pas Dieu est partout. On dit « où que tu sois Dieu sait toute chose ».

Ainsi celui qui attribue à Dieu la localisation ou l’habitation du ciel ou la position assise ou l’établissement sur le trône ou la couleur ou le changement ou le sentiment, celui-là n’est pas musulman, même s’il a mal compris le sens d’un Verset du Qour’An ou mal interprété un livre qui traite de la religion car certains ont une mauvaise compréhension ou ils sont induits en erreur par d’autres mais sur les bases de la Foi, il n’y a pas d’excuse ; Dieu nous a accordé la raison et selon la raison obligatoirement ce monde a un créateur et il est impossible qu’Il ait une ressemblance avec Ses créatures sinon Il aurait été une créature.

AllAh Ta3AlA dit dans le Qour’An :

{ لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْءٌ }

Ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui », [SOUrat Ach-ChOUrA, 'Ayah 11].

Et Il dit Ta3AlA

{ وَلَمْ يَكُن لَّهُ كُفُوًا أَحَدٌ }

Ce qui signifie : «  Et Il n’a aucun équivalent», [ SOUrat Al-'IkhlAS, 'Ayah 4].

L’Imam AHmad ibnou Hanbal a dit :

« مَهْمَا تَصَوَّرَتَ بِباَلِكَ فَالله بِخِلافِ ذَالِك »

Ce qui signifie : « Quoi que tu imagines, AllAh en est différent », ainsi il est impossible d’imaginer le Créateur car Il ne ressemble pas aux créatures.

Dieu est Al WAHid : l’Unique ; Dieu est Unique dans l’absolu.

L’Imam ‘AbOU HanIfah a dit :

« وَالله وَاحِدٌ لاَ مِنْ طَرِيقِ الْعَدَدِ وَلَكِنْ مِنْ طَرِيقِ أَنَّهُ لا شَرِيك لَهُ »

Ce qui signifie : « Dieu est unique, non pas dans le sens numérique mais dans le sens qu’il n’a pas d’associé ».

Dieu est unique par Lui même, par Ses Attributs et par Son Acte ; ainsi il n’y a pas un être qui ressemble à Dieu, il n’y a pas un être qui a des attributs comme  les Attributs de Dieu et il n’y a pas un être qui a un acte comme l’Acte de Dieu ; l’Acte de Dieu est sans organes, ni contact, ni mouvement.

L’Imam ‘AbOU HanIfah, que AllAh l’agrée a dit ce qui signifie : « Il est impossible que le créateur ait une ressemblance avec ce qu’Il crée ».

AllAh Ta3AlA dit dans le Qour’An :

{ لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ وَهُوَ السَّمِيعُ البَصِيرُ }

Ce qui signifie : « Rien n’est Tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit », [ SOUrat Ach-ChOUrA, 'Ayah 11].
Ainsi Dieu entend toute chose sans oreille et voit toute chose sans œil.

De même Dieu a pour attribut la vie, Il dit Ta3AlA :

{ اللّهُ لاَ إِلَـهَ إِلاَّ هُوَ الْحَيُّ الْقَيُّومُ }

Ce qui signifie : « AllAh, Il n’est de Dieu que Lui, Le Vivant Qui ne s’anéantit pas », [ SOUrat Al-Baqarah, 'Ayah 255].

Dieu est vivant, sans Ame, ni cœur ni chair, Il ne meurt pas et ne s’anéantit pas.

Parmi les attributs de Dieu, il y a aussi la Parole.

Dieu parle sans langue ni lèvre, ni aucun autre organe, Sa Parole n’a pas de début ni de fin, elle ne ressemble pas à la parole des créatures.

L’Imam ‘AbOU HanIfah, qui est un grand savant de l’Islam, né en 80 de l’Hégire et mort en 150 de l’Hégire a dit :

« وَالله يَتَكَلَّمُ بِكَلاَمٍ لاَ يُشْبِهُ كَلاَمَنَا نَحْنُ نَتَكَلَّمُ بِالآلاَتِ مِنَ المخَارِجِ وَالحُرُوفِ وَالله مُتَكَلِّمٌ بِلاَ آلَةٍ وَلاَ حَرْفٍ »

(wa l-LAhou yatakallamou bikalAmin lA youchbihou kalAmanA naHnou natakallamou bil-’AlAti mina makhAriji wa l-HourOUfi wa l-LAhou moutakallimoun bilA ‘Alatin wa la Harf )

Ce qui signifie : « Dieu parle d’une parole qui n’est pas comme la nôtre, nous parlons par le moyen d’organes à partir de points de prononciation et de lettres mais Dieu parle sans organe ni lettre ».

La parole de Dieu n’est pas une langue arabe, ni une autre langue, ce n’est pas une voix ni des sons, c’est un Attribut digne de Dieu qui ne ressemble pas à la parole des créatures.

L’Imam ‘AbOU Ja3far aT-TaHAwiyy né en 227 de l’Hégire et mort en 321 l’Hégire a dit :

« وَمَنْ وَصَفَ الله بِمَعَنى مِنْ مَعَاني الْبَشَرِ فَقَدْ كَفَرَ »

(wa man waSfa l-LAha bima3nan min ma3Ani l-bachari faqad kafar )

Ce qui signifie : « et celui qui attribut à Dieu, un des sens des humains certes est devenu mécréant ».

Ainsi, il faut savoir qu’il y a des choses qui font sortir de l’Islam, tel que insulter Dieu, les Prophètes, les Anges ou, se dire non musulman même en plaisantant ; aussi  attribuer à Dieu la direction, la quantité, le changement, la localisation, le sentiment, ceci consiste à attribuer à Dieu ce qui n’est pas digne de Lui et cela fait donc sortir de l’Islam.

AllAh Ta3AlA, dit dans le Qour’An :

{ وَلَقَدْ قَالُواْ كَلِمَةَ الْكُفْرِ وَكَفَرُواْ بَعْدَ إِسْلاَمِهِمْ }

(wa laqad qAlOU kalimata l-koufri wa kafarOU ba3da islAmihim)

Ce qui signifie : «  Ils ont dit la parole de mécréance, ils sont devenus mécréants après avoir été musulmans », [ SOUrat At-Tawbah, 'Ayah 74].

Pour revenir à l’Islam, il faut h3r les deux témoignages en délaissant la mécréance ; les deux témoignages sont :
« Il n’est de dieu que Dieu et MouHammad est le Messager de Dieu ».

Tous les Prophètes du premier ‘Adam au dernier MouHammad ont enseigné que Dieu n’a aucune ressemblance avec Ses créatures.

Le Prophète MouHammad Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam a dit :

« الأَنْبِيَاءُ إِخْوَةٌ لِعَلاّتٍ دِينُهُم وَاحِد وَأُمَّهَاتُهُم شَتَّى »

(al ‘anbiyA’ou ‘ikhwatoun li3allAt dInouhoum wAHid wa ‘oummahAtouhoum chattA)

Ce qui signifie : « Les Prophètes sont comme des frères du même père, leur religion est la même et leurs lois diffèrent », rapporté par Al-BoukhAriyy.
Ce qui diffère ce sont les lois tel que le nombre de prières, la ZakAt…mais leur religion est la même.

Le Prophète MouHammad Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam a dit :

« أَفْضَلُ مَا قُلْتُ أَنَا وَالنَّبِيُّونَ مِنْ قَبْلِي لاَ إِلَهَ إِلاَّ الله وَحْدَهُ لاَ شَرِيكَ لَهُ »

(‘afDalou mA qoultou ‘anA wa n-nabiyyOUna min qablI lA ‘ilAha illa l-LAhou waHdahou lA charIka lah)

Ce qui signifie : « La meilleure des choses que j’ai dite ainsi que les Prophètes qui m’ont précédé c’est « LA ilAha illa l-LAhou waHdahou lA charIka lah » ; Il n’est de dieu que Dieu, l’Unique qui n’a pas d’associé ».

Tous les Prophètes ont appelé à l’Islam. L’Islam est la seule religion valable et la seule religion céleste.

AllAh Ta3AlA dit dans le Qour’An :

﴿إِنَّ الدِّينَ عِندَ اللّهِ الإِسْلاَمُ﴾

(‘inna d-dIna 3inda l-LAhi l-islAm)

Ce qui signifie : « Certes, la seule religion que Dieu agrée est l’Islam », [ SOUrat 'Ali 3imrAn, 'Ayah 19].

Et Il dit aussi :

﴿وَمَن يَبْتَغِ غَيْرَ الإِسْلاَمِ دِينًا فَلَن يُقْبَلَ مِنْهُ وَهُوَ فِي الآخِرَةِ مِنَ الْخَاسِرِينَ﴾

(wa man yabtaghi ghayra l-’islAmi dInA falan youqbala minhou wa houwa fi l-’Akhirati mina l-khAsirIn)

Ce qui signifie : « Celui qui prend pour religion autre que l’Islam, elle ne sera pas acceptée de lui, et il sera parmi les perdants au jour du jugement », [ SOUrat 'Ali 3imrAn, 'Ayah 85].

Tous les Livres révélés la Thora -At-Tawrah-, l’Evangile -Al-’InjIl-, les Psaumes -Az-ZabOUr-, Le Qour’An ont enseigné une seule religion : l’Islam.

Les mécréants ont falsifié la Thora et l’Evangile, ainsi ce qu’ils ont maintenant ce sont des livres falsifiés.

Les gens du livre veut dire qui se réclament du livre et ne veut pas dire qu’ils suivent le livre car ils ont falsifié les livres révélés, ils sont des mécréants.

AllAh ta3AlA dit dans le Qour’An honoré :

{ قُلْ يَا أَهْلَ الْكِتَابِ لِمَ تَكْفُرُونَ بِآيَاتِ اللّهِ وَاللّهُ شَهِيدٌ عَلَى مَا تَعْمَلُونَ }

( Qoul yA ‘ahla l-kitAb lima takfourOUna bi ‘AyAti l-LAhi wa l-LAhou chahIdoun 3alA mA ta3malOUn )

Ce qui signifie : « Dis ô vous les gens du livre pourquoi vous êtes mécréants en les ‘Ayah de AllAh et AllAh est Témoins de ce que vous faites », [sOUrat 'Ali 3imrAn 'Ayah 98].

AllAh ta3AlA dit dans le Qour’An honoré :

{ وَلَوْ آمَنَ أَهْلُ الْكِتَابِ لَكَانَ خَيْرًا لَّهُم }

( wa law ‘Amana ‘ahlou l-kitAb lakAn khayran lahoum )

Ce qui signifie : « Et si les gens du livre avaient cru cela aurait été mieux pour eux », [sOUrat 'Ali 3imrAn 'Ayah 110].

Ainsi ces ‘Ayah indiquent clairement que les gens du livres sont mécréants et il n’est pas permis de les appeler croyants car le seul croyant c’est le musulman.

Le Prophète3IçA -Jésus- 3alayhi s-SalAm a enseigné l’Islam et les gens qui l’ont suivi sont des musulmans et les gens qui ne l’ont pas suivi sont des mécréants. Il n’a pas été tué ni crucifié, il a été élevé au ciel et il va redescendre ce qui fait partie des grands signes de la fin du monde.

De même le Prophète MOUçA -Moïse-3alayhi s-SalAm a enseigné l’Islam et les gens qui l’ont suivi sont des musulmans et les gens qui ne l’ont pas suivi sont des mécréants.

AllAh Ta3AlA dit dans le Qour’An :

{ كَانَ النَّاسُ أُمَّةً وَاحِدَةً }

(kAna n-nAsou ‘oummatan wAHidah)

qui signifie : « Avant, les humains étaient tous sur une seule religion [ l'Islam] », [ SOUrat 'Al-Baqarah, 'Ayah 213].

Pendant deux mille ans, au début de l’humanité, il n’y avait que des musulmans.
C’est l’époque où vécurent successivement les Prophètes ‘Adam, ChIth et IdrIs.
‘Adam3alayhi s-salAm fut le premier homme et le premier Prophète. Il avait une belle apparence.

AllAh Ta3AlA dit dans le Qour’An :

{ لَقَدْ خَلَقْنَا الْإِنسَانَ فِي أَحْسَنِ تَقْوِيمٍ }

(laqad khalqna l’insAna fI ‘aHsani taqwIm)

Ce qui signifie : « AllAh a créé l’être humain avec une belle apparence », [ SOUrat At-TIn, 'Ayah 4].

Ainsi c’est de la mécréance de dire que le singe est l’origine des humains.

Le Prophète Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam nous explique dans le HadIth que ‘Adam 3alayhi s-salAm était grand de soixante coudées sur sept coudées de large (60 coudées = environ 27m).

‘Adam a enseigné l’Islam aux humains, il a aussi enseigné la fabrication de ceux dont ils ont besoin tel que le tissage, la forge, et aussi l’agriculture, comment semer le blé et en faire du pain ; il a enseigné les langues tel que l’arabe, l’hébreux, le syriaque, le latin et il a enseigné comment construire.

‘Adam a vécu cent trente ans au Paradis et huit cent soixante-dix ans sur terre, il a donc vécu mille ans.

Tous les Prophètes ont enseigné l’Islam, l’unique religion valable et céleste ; mais tous les Prophètes ne sont pas arabes ; quatre d’entres eux sont arabes : HOUd, SaliH, Chou3ayb et le Prophète MouHammad, mais ils sont tous musulmans.

Il est faux de penser ou de croire ou de dire que l’Islam est la dernière religion ; ainsi l’Islam est la première religion et la seule religion que Dieu a révélé à Ses Prophètes, et les Anges sont tous musulmans et ils existent avant les humains.

Les Anges sont des esclaves honorés de Dieu ; ils font tout ce que Dieu leur ordonne et ils ne désobéissent pas à Dieu.

Les Prophètes sont les meilleures des créatures, ils sont meilleurs que les Anges.

AllAh Ta3AlA dit dans le Qour’An au sujet des Prophètes :

{ وَكُلاًّ فَضَّلْنَا عَلَى الْعَالَمِينَ }

(wa koullan faDDalnA 3ala l-3AlamIn)

Ce qui signifie : « Tous nous leur avons accordé un degré plus élevé par rapport au reste des créatures », [ SOUrat Al-'An3Am, 'Ayah 86].

Les Prophètes sont véridiques, honnêtes, intelligents, chastes, éloquents, ils ne trahissent pas et ne mentent pas, ce sont des modèles pour les gens.

Ils sont tous courageux, ainsi il n’est pas permis de dire que le Prophète a fuit de la Mecque à Médine, mais nous disons qu’il a émigré parce que Dieu lui a ordonné cela.

Les Prophètes ne commettent pas de grands péchés tel que la fornication ou le suicide.

De même les Prophètes ne commettent pas de mécréance, de blasphème. Aucun Prophète n’a adoré autre que Dieu, ni douter de la puissance de Dieu… les Prophètes sont préservés de cela.

Les Prophètes ne commettent pas non plus de petits péchés de bassesse tel le fait de voler un grain de raisin. Attribuer cela aux Prophètes est de la mécréance.

Ainsi les Prophètes sont préservés de la mécréance, des grands péchés et des petits péchés de bassesse avant l’avènement de leur mission de Prophète comme après.

De même, les Prophètes sont éloquents et ils ont tous une belle apparence.

Le Messager de AllAh Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam a dit :

« مَا بَعَثَ الله نَبِيًّا إِلاَّ حَسَنَ الْوَجْهِ حَسَنَ الصَّوْتِ وَإِنَّ نَبِيَّكُم أَحسَنُهُمْ وَجْهًا وَأَحْسَنُهُمْ صَوْتًا »

(mA ba3atha l-LAhou nabiyyan ‘illA Hasan l-wajhi Hasna S-Sawti wa ‘inna nabiyyakoum ‘aHsanouhoum wajhan wa ‘aHsanouhoum SawtA )

Ce qui signifie : « Dieu a envoyé les Prophètes, tous avec un beau visage et une belle voix et Certes votre Prophète a le plus beau visage et la plus belle voix d’entre eux », rapporté par at-TirmIdhiyy.

Les Prophètes ont tous une belle apparence et ils sont préservés de tout ce qui repousserait les gens d’accepter leur appel, ainsi il ne leur arrive pas des maladies qui repoussent les gens comme la lèpre.

Ainsi c’est faux ce que certains disent qu’un Prophète avait des vers qui sortaient de son corps, ceci n’est pas digne des prophètes.

Il est possible aux Prophètes d’avoir des maladies douloureuses mais pas des maladies qui repoussent les gens, ils sont préservés de cela.

De même, il est possible que les Prophètes commettent un petit péché qui ne comporte pas de bassesse mais ils sont immédiatement avertis et s’en repentent avant que d’autres ne les suivent en cela. Comme ce qui est cité dans le Qour’An au sujet de notre maître ‘Adam qui a mangé du fruit de l’arbre que Dieu lui a interdit, il a commis un petit péché qui ne comporte pas de bassesse, puis il s’est repenti et Dieu lui a pardonné ; ainsi il n’est pas permis de dire que c’est un grand péché ou le péché capital comme le disent les mécréants ; de même il n’est pas permis de dire que ‘Adam a été chassé du paradis, mais nous disons comme cela a été rapporté : Dieu l’a fait descendre sur terre.

Il faut croire aussi aux Anges, qui ne sont ni males ni femelles, ils ne mangent pas et ne dorment pas. Ils sont tous musulmans ils font tous ce que Dieu leur ordonne ; Ils sont créés directement et ne se reproduisent pas. [Ils peuvent prendre l'apparence d'un homme sans l'appareil génital mAle]
Par ailleurs c’est de la mécréance de dire qu’un Ange est une femelle.

De même il faut savoir que notre maître 3IçA -Jésus- ne fut ni tué ni crucifié, il a été élevé au ciel et il est toujours vivant dans le deuxième ciel. Avant le jour du jugement, il descendra sur terre et vivra quarante ans. L’Islam s’étendra sur la terre après sa descente. Il gouvernera selon la loi (CharI3ah) du Qour’An, la loi de notre maître MouHammad Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam.

AllAh ta3AlA dit :

{ وَمَا قَتَلُوهُ وَمَا صَلَبُوهُ وَلَـكِن شُبِّهَ لَهُمْ }

( wa mA qatalOUhou wa mA SalabOUhou wa lAkin choubbiha lahoum )

Ce qui signifie : « Ils ne l’ont pas tué ni crucifié mais ils furent trompés par la ressemblance », [sOUrat An-NiçA' 'Ayah 157].

Pour finir citons quelques exemples de choses qui font sortir de l’Islam, car nous avons vu que celui qui ne connaIt pas le mal risque d’autant plus d’y tomber.

Pour revenir à l’Islam, il faut prononcer les deux témoignages en délaissant la mécréance ; les deux témoignages sont :
« Il n’est de dieu que Dieu et MouHammad est le Messager de Dieu ».

Parmi les choses qui font sortir de l’Islam il y a :

- Insulter Dieu, les Prophètes, les Anges ou se dire non musulman même par plaisanterie.

- De même démentir la religion même par plaisanterie : comme celui qui renie l’obligation de la prière ou du jeûne ou celui qui renie le caractère illicite de la consommation d’alcool, ou du porc ou de la viande de ce qui n’est pas égorgé[selon la loi de l'Islam] , ceci est de la mécréance.

- De même le fait de dire au sujet d’un péché « il n’y a pas de mal ou ce n’est pas grave », ceci est de la mécréance.

- Aussi appeler un non musulman croyant cela fait sortir de l’Islam, ainsi le grand savant l’imam AbOU HanIfah a dit ce qui signifie : « il n’y a pas de foi sans Islam ni d’Islam sans foi ils sont comme le plat et le revers d’une même chose » ; Le musulman est le croyant et le croyant est le musulman. [Si un mécréant reconnaIt l'existence de Dieu on dit simplement il reconnaIt l'existence de Dieu et on ne dit pas il croit en Dieu].

- De même fait sortir de l’Islam le fait d’insulter tous les arabes dans l’absolu car parmi les arabes il y a quatre prophètes arabes, ou aussi le fait d’insulter tous les hommes dans l’absolu car cela englobe aussi les prophètes.

Le Prophète MouHammad Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam a dit :

«إِنَّ الْعَبْدَ لَيَتَكَلَّمُ بِالْكَلِمَةِ لاَ يَرَى بِهَا بَأْسًا يَهْوِي بِهَا فِي النَّارِ سَبْعِينَ خَرِيفًا»

(‘inna l-3abda layatakallamou bi-lkalimati lA yarA bihA ba’san yahwI bihA fi n-nAri sab3Ina kharIfA )

Ce qui signifie : « Certes, il arrive que l’esclave de AllAh prononce une parole dans laquelle il ne voit pas de mal mais à cause de laquelle il chutera en enfer pendant soixante-dix Automnes », rapporté par at-TirmIdhiyy.

Ce HadIth est une preuve que la plaisanterie n’est pas une excuse , de même la colère et l’ignorance du jugement ne sont pas des excuses ; ainsi si quelqu’un attribue à Dieu le fils il devient mécréant, même s’il a dit cela par plaisanterie ou sous l’effet de la colère ou en ne visant pas le vrai sens du mot fils.

- De même fait sortir de l’Islam le fait de jeter dans les ordures une feuille sur laquelle est inscrit le Nom de Dieu, ou le nom des Prophètes, ou des Versets du Qour’An ou ou le nom de ce qui est honoré selon la Loi de l’Islam ( la solution est de découper de telle sorte qu’il n’ait plus de sens ou de brûler jusqu’à la disparition de l’écriture ).

- De même fait sortir de l’Islam le fait de douter de la Foi, ou de croire qu’il y a une autre religion valable autre que l’Islam, ou croire qu’un des Prophètes n’est  pas musulman, tout ceci est de la mécréance.

- De même, aider à la mécréance est de la mécréance et se satisfaire de la mécréance est de la mécréance.
La règle de base en Islam est la suivante : aider au bien est un bien et aider au péché  est un péché donc aider à la mécréance est de la mécréance.
Si quelqu’un aide un autre à faire de la mécréance ou à prononcer de la mécréance c’est de la mécréance ; ainsi par exemple on ne demande pas à un mécréant quelle est ta religion ? car le fait de l’aider à prononcer la mécréance est de la mécréance.

- De même si quelqu’un approuve la mécréance d’autrui ou dit que c’est respectable ceci est de la mécréance.

Par ailleurs si une personne souhaite devenir musulmane elle doit prononcer immédiatement les deux témoignages [dans la langue qu'elle comprend], et il n’est pas permis de retarder son entrée en Islam ; ainsi la seule condition pour devenir musulman est de prononcer les deux témoignages en y croyant et ce n’est pas une condition de se laver le corps, ni de se parfumer, ni de se circoncire, ni d’apprendre l’arabe, ni de connaitre une partie du Qour’An, ni la présence d’un imam ni de témoins ; ainsi devient mécréant celui qui retarde l’entrée en Islam de celui qui voulait devenir musulman.

Si une personne a demandé qu’elle veut devenir musulmane il n’est pas permis de lui dire revient plus tard, mais on lui dit de prononcer les deux témoignages.

Si la personne ne sait pas dire MouHammad, on lui dit de dire le surnom du Prophète à savoir Abou l-GAçim (le père de GAçim qui été donc son fils), ainsi elle dit :
« Il n’est de dieu que Dieu et Abou l-GAçim est le Messager de Dieu ».

Par ailleurs, les mots tels que : “honoré”, “saint”, “sacré” ou “respectable” ne doivent pas être employé pour désigner la mécréance ou quelque chose que Dieu a interdit car ceci est de la mécréance.

Le Prophète MouHammad  Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam a dit :

« أَكْثَرُ خَطَايَا ابْنِ آدَمَ مِنْ لِسَانِهِ »

(‘aktharou khaTAyA bni ‘Adama min lisAnih )

Ce qui signifie : « La plupart des péchés du fils de ‘Adam proviennent de sa langue », [rapporté par AT-TabarAniyy avec une chaIne de transmission SaHIH -sûre-].

AllAh ta3AlA dit :

{ مَا يَلْفِظُ مِن قَوْلٍ إِلاَّ لَدَيْهِ رَقِيبٌ عَتِيدٌ }

(  mA yalfiDHou min qawlin ‘illA ladayhi RaqIboun 3AtId )

Ce qui signifie : « Il n’y a pas une parole qu’il prononce [l'esclave de AllAh] sans qu’il ait auprès de lui les deux Anges RaqIb et 3AtId  », [sOUrat Qaf / 18].

Ainsi les deux Anges RaqIb et 3AtId écrivent tout ce qu’on dit et tout ce qu’on fait.

Il est donc important d’employer le discours rapporté si on veut rapporter des paroles contraires à la religion de l’Islam, en disant par exemple « il a dit », «  l’auteur a dit » ou autre parole qui indique le discours rapporté ; et de même on fait cela pour ce qui est écrit.

Si une personne ne sait plus si elle a commis ou pas telle mécréance, c’est à dire qu’elle a un doute est ce qu’elle a fait telle ou telle mécréance, dans ce cas elle doit prononcer les deux témoignages par précaution, c’est à dire pour se décharger de cette mécréance ou de ces mécréances au cas où cela serait provenu d’elle :

« Je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu et je témoigne que MouHammad est le Messager de Dieu ».

 

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الحمد لله رب العالمين

La louange est à AllAh, le Créateur du monde.

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LE JOUR DERNIER

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم

La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître MouHammad Al-’AmIn, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’islam la religion de tous les Prophètes du premier ‘Adam au dernier MouHammad.

Le Jour dernier est le jour du jugement (Al-QiyAmah ). Il commencera avec la sortie des gens de leurs tombes après que nôtre maître ‘IsrAfIl aura soufflé dans le cor.

Il y a des corps qui auront été assimilés par la terre : AllAh ta3AlA les fera redevenir comme ils étaient auparavant et Il y fera retourner les Ames. Puis ils seront rassemblés pour le jugement (Al-HiçAb ) sur une terre différente de cette terre-ci, qui ne comporte ni montagnes, ni mers, ni vallées, une terre que l’on appelle la terre changée(al-’arDou l-moubaddalah ). Alors les œuvres des gens seront pesées sur la Balance (al-mizan ) qui est pourvue de deux plateaux : un pour les bonnes actions (al-HaçanAt ) et un autre pour les mauvaises actions (as-sayyi’At ). Le mécréant, lui, n’aura aucune bonne action.

AllAh ta3AlA dit :

{مَثَلُ الّذِينَ كَفَرُواْ بِرَبِّهِمْ أَعْمَالُهُمْ كَرَمَادٍ اشْتَدّتْ بِهِ الرِّيحُ فِي يَوْمٍ عَاصِفٍ}

Ce qui signifie : « Les œuvres de ceux qui ont mécru, sont telle de la cendre emportée par le vent, un jour de tempête », [sOUrat IbrAhIm 'Ayah 18].

Ensuite AllAh tA3Ala fera entrer les croyants pieux au Paradis sans chAtiment. Quant aux croyants désobéissants ayant commis les grands péchés, il y aura une partie d’entre eux à qui Dieu pardonnera et qu’Il fera entrer au Paradis sans chAtiment, et une partie que AllAh chAtiera en enfer et qu’Il fera ensuite entrer au Paradis.

Les mécréants , quant à eux, n’entreront jamais au paradis : AllAh les fera entrer en enfer où ils resteront éternellement.

AllAh ta3AlA dit :

{ إِنَّ اللَّهَ لَعَنَ الكَافِرِينَ وَأَعَدَّ لَهُمْ سَعِيراً خَالِدِينَ فِيهَا أَبَداً لاَ يَجِدُونَ وَلِيّاً وَلاَ نَصِيراً }

Ce qui signifie : « Certes, AllAh a maudit les mécréants et a préparé pour eux un feu ardent dans lequel ils restent éternellement, ils ne trouveront ni allié ni secoureur », [sOUrat Al-'HzAb 'Ayah 64-65].

 

La signification de « Je témoigne que MouHammad est le Messager de AllAh » est : je sais, je crois fermement et je reconnais que notre Prophète MouHammad fils de 3Abdou l-LAh fils de 3Abdou l-Mouttalib est l’esclave de AllAh et Son Messager envoyé à toute la création. Ce qui est visé par création ici, ce sont les humains et les jinn. AllAh ta3AlA dit :

{ لِيَكُونَ لِلعَالَمِينَ نَذِيراً }

(liyakOUna li l-3AlamIna nadhIrA )

Ce qui signifie : « Afin qu’il soit un avertisseur pour les mondes », [sOUrat Al-FourqAn / 2] . En effet, cet avertissement est pour les humains et les jinn seuls, les anges ne sont pas concernés par cet avertissement. En effet AllAh ta3AlA a créé les anges de sorte qu’ils ne choisissent que l’obéissance par la volonté de AllAh, ils n’ont donc pas besoin d’un avertissement. La foi en le message de notre maître MouHammad est le fondement même du deuxième témoignage. Toutefois, le deuxième témoignage comprend de nombreuses questions et de nombreuses lois qui découlent de lui. Entre autres sujets :

- Que le Prophète fait partie de Qouraych, Qouraych étant la tribu la plus noble des arabes. AllAh ta3AlA a fait que Qouraych ait un mérite sur les autres tribus et que les autres tribus reconnaissaient une faveur pour Qouraych.

- le devoir de savoir que le Prophète  est né à La Mecque et qu’il y a reçu sa mission de prophète, c’est-à-dire que la révélation de la prophétie est descendue sur lui alors qu’il résidait à La Mecque. Ensuite, il a émigré à Médine et il y est décédé, c’est là-bas qu’il a été enterré.

- Qu’il est véridique en tout ce qu’il a annoncé de la part de AllAh ta3AlA, qu’il s’agisse des nouvelles des communautés et des prophètes qui nous ont précédés ou du commencement de la création, du jugement licite ou illicite de certains actes et de certaines paroles des esclaves ou de ce qu’il a annoncé des choses qui vont se produire dans l’avenir, dans le bas monde et dans l’au-delà.

- Que le Prophète est véridique en tout ce qu’il a annoncé de la part de AllAh ta3AlA. Parmi cela il y a :

1- La croyance au supplice de la tombe. Parmi les choses qui constituent le supplice de la tombe, il y a l’exposition du feu au mécréant deux fois par jour, une fois au début du jour et une fois à la fin du jour. Le mécréant est supplicié, il est chAtié lorsqu’il voit le feu et la place qu’il y occupera dans l’au-delà. Il y a également la tombe qui rétrécie au point que ses côtes se chevauchent. Il y a également le coup porté par Mounkar et NakIr qui frappent ce mécréant avec une masse entre ses oreilles. Cela concerne également ce qui arrive à certains musulmans désobéissants, non à la totalité d’entre eux, un supplice qui est moindre que celui qui arrive aux mécréants comme la pression de la tombe au point que les côtes se chevauchent : la peur qu’il aura de l’obscurité de la tombe et la solitude qu’il va ressentir.

2- La croyance en la félicité de la tombe. Car le Prophète Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam nous en a informé également. Parmi les choses qui constituent une félicité dans la tombe : il y a l’élargissement de la tombe de soixante dix coudées sur soixante dix coudées pour le croyant pieux et pour certains non pieux pour qui AllAh l’a voulu ; comme certains martyrs c’est-à-dire ceux qui ont obtenu le degré de martyr sans avoir été pieux auparavant. Il y a également l’éclairement de cette tombe avec une lumière semblable à la lumière de la lune une nuit de pleine lune et d’autres choses encore comme le fait de sentir l’odeur du paradis.

3- La croyance en l’interrogatoire des deux anges Mounkar et NakIr. C’est un interrogatoire qui a lieu pour le croyant et le mécréant de cette communauté c’est-à-dire ceux pour qui a été envoyé le prophète MouHammad  qu’on appelle ‘oummatou d-da3wah la communauté de l’appel et ceux d’entre eux qui ont cru sont appelés ‘oummatou l-‘ijAbah : ceux qui ont répondu à l’appel.

D’autre part, le croyant complet ne connaitra ni frayeur ni terreur suite à l’interrogatoire des deux anges car AllAh lui raffermit le cœur, il n’aura pas peur de leur aspect effrayant car il a été rapporté dans le HadIth que ces deux anges sont d’un noir bleu. Sont exceptés de cet interrogatoire les enfants, les martyrs et également les prophètes. L’enfant qui est visé, c’est celui qui meurt avant la puberté.

4- La croyance en la résurrection qui est la sortie des morts de leur tombe après que AllAh leur crée à nouveau le corps qui a été assimilé par la terre dans le cas où il faisait partie des corps qui sont assimilés par la terre. Il s’agit donc des corps autres que ceux des prophètes et des martyrs de combat. Certains saints également, la terre n’assimile pas leur corps, cela ayant été confirmé suite à l’observation de plusieurs personnes rapportées par plusieurs personnes.

5- Nous devons croire au rassemblement c’est-à-dire qu’ils seront rassemblés en un lieu qui est la terre changée, elle est plate, ne comportant ni vallée, ni rivière, ni montagne.

6- La croyance au jour dernier qui débute avec la sortie des gens de leur tombe et dure jusqu’à l’établissement des gens du paradis au paradis et des gens de l’enfer en enfer. Le Jour dernier dure 50 mille ans de ce que l’on compte, mais le pieux ne ressentira pas cela, pour lui cela sera comme le temps entre deux prières.
On emploie le mot al-‘Akhirah l’au-delà pour désigner ce jour et également pour ce qui vient après ce jour et qui n’a pas de fin.

7- Nous devons croire également à l’exposition des actes, à savoir que les esclaves se verront exposer leurs actes ; et à la récompense et au châtiment. La récompense, c’est la rétribution dont le croyant sera récompensé dans l’au-delà parmi les choses qui vont le réjouir et le châtiment c’est ce qui affligera l’esclave ce jour-là, comme l’entrée en enfer ou ce qui est moindre par rapport à cela.

8- Nous devons croire à la balance c’est-à-dire ce sur quoi seront pesés les actes. Le mécréant n’aura pas de bonnes actions au jour du jugement. Seules ses mauvaises actions seront placées sur l’un des deux plateaux. Alors que le croyant aura ses bonnes actions sur un plateau et ses mauvaises actions sur l’autre plateau.

9- Il y a la croyance en l’enfer à savoir la géhenne, c’est-à-dire de croire que l’enfer est déjà créé actuellement et qu’il demeurera sans fin.

10- La croyance au SirAT qui est un pont qui surplombe l’enfer et auquel les gens parviendront. L’une de ses deux extrémités est sur la terre changée (sur laquelle il y a le rassemblement), l’autre atteint le voisinage du paradis après l’enfer. Les gens passeront le long du pont. Les croyants seront de deux catégories : certains ne fouleront pas le pont mais passeront par la voie des airs en volant et d’autres le fouleront. D’autre part, une partie de ceux qui le fouleront tombera en enfer alors que les autres, AllAh les en sauvera et seront épargnés de l’enfer.

11- Nous devons croire au bassin qui est un endroit où AllAh a réservé une boisson pour les gens du paradis. Ils boiront de cette boisson avant d’entrer au paradis, après quoi plus aucune soif ne les atteindra, ils ne boiront des boissons du paradis que par pur plaisir. L’abreuvement au bassin aura lieu après le passage sur le pont.

12- Nous devons croire à l’intercession qui aura lieu en faveur des musulmans seulement. Les prophètes intercèderont, les savants qui œuvrent pour la religion également ainsi que les martyrs et les anges. De même l’enfant qui meurt avant la puberté intercèdent en faveurs de ses deux parents qui sont morts musulmans

13- Nous devons croire au paradis qui est la résidence de la félicité.

Il se trouve au-dessus des sept cieux ; c’est la demeure de la paix, de la félicité et de la joie. AllAh l’a préparé pour les croyants. Il contient des fleuves de miel pur, de lait et d’un khamr qui n’est pas comme les boissons alcoolisées de ce bas monde qui font perdre la raison ; et il y a au paradis d’autre sorte de félicités éternelles. Au paradis la félicité est sensible : le musulman l’éprouve par le corps et par l’âme. Au paradis il y a des degrés, certains sont plus élevés que d’autres. Le plus haut des degrés du paradis est celui des prophètes. Les gens du paradis ne ressentiront ni tristesse ni chagrin, ils ne tomberont pas malades, ils ne vieilliront pas et ne mourront pas. Ils demeureront éternellement au paradis et n’en sortiront jamais. Ils seront dans une félicité éternelle, sans fin.

14- Il y a la croyance que la vision de AllAh ta3AlA avec les yeux dans l’au-delà est une réalité. Ceci est réservé aux croyants. Ils Le verront alors qu’ils seront au paradis, sans comment, sans ressemblance avec Ses créatures et sans direction, c’est-à-dire que AllAh ta3AlA ne sera pas dans une direction ni dans un endroit. Seulement ce sont eux qui seront dans leur endroit au paradis. Ils Le verront d’une vision ne comportant aucune confusion. Ils ne douteront pas si celui qu’ils ont vu est AllAh ou autre que AllAh, tout comme celui qui voit la lune une nuit de pleine lune, la lune n’étant pas voilée par des nuages, ne doute pas que c’est bien la lune qu’il voit. Le Messager a parlé de cela dans un HadIth :

« إِنَّكم سترون ربّكم يوم القيامة كما ترون القمر ليلة البدر لا تضامُّونَ في رؤيته »

(‘innakoum satarawna rabbakoum yawma l-qiyAmati kamA tarawna l-qamara laylata l-badri lA taDAmmOUna fI rou’yatih )

[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Vous verrez votre Seigneur au jour du jugement, vous ne douterez pas de cette vision tout comme vous ne douterez pas si vous voyez la lune une nuit de pleine lune ». Il a assimilé notre vision de AllAh, dans le sens qu’elle ne comprend aucun doute, à la vision de la lune une nuit de pleine lune. Le Messager n’a donc pas assimilé AllAh ta3AlA à la lune comme l’ont prétendu certains ignorants. En effet lorsqu’on leur mentionne ce hAdIth ils s’imaginent que AllAh ressemble à la lune, certains ayant même professé cela et ceci est de la mécréance.

AllAh ta3AlA dit :

{ وجُوهٌ يَوْمَئِذٍ نَاضِرةٌ إِلَى رَبّهَا نَاظِرَةٌ }

( woujouhoun yawma’idhin nADirah, ‘ilA rabbihA nADhirah )

ce qui signifie : « Ce jour-là, des visages resplendissants verront leur Seigneur », [sOUrat Al-QiyAmah / 22-23].

L’imam AbOU HanIfah a dit :

( والله تعالى يُرى في الآخرة ، ويراه الـمؤمنون وهم في الجنة بأعين رُؤُوسهم بلا تشبيه ولا كميّة ، ولا يكون بينه وبين خلقه مسافة )

Ce qui signifie : « AllAh ta3AlA sera vu dans l’au-delà, les croyants le verront alors qu’ils seront eux au paradis, avec les yeux de leur tête, sans aucune ressemblance ni aucune quantité, et il n’y aura pas de distance entre Lui et Ses créatures ».

15 – Nous devons croire en l’éternité du séjour au paradis et en enfer. Il est un devoir de croire que les gens du paradis demeureront éternellement au paradis et que les gens de l’enfer demeureront éternellement en enfer. Il n’y aura pas de mort après cela.

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LES DEVOIRS DU CŒUR

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم

La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans  début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est  tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer  Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté  de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître MouHammad Al-’AmIn,  l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’Islam la religion de tous  les Prophètes du premier ‘Adam au dernier MouHammad.
- Parmi les actes du cœur qu’il est un devoir d’accomplir pour  les personnes responsables, il y a la foi en AllAh, c’est le devoir fondamental,  c’est-à-dire d’avoir la croyance catégorique en l’existence de AllAh ta3AlA conformément  à ce qui est digne de Lui, à savoir de confirmer Son existence sans comment, sans  quantité et sans endroit. Le caractère obligatoire de cette croyance pour celui  à qui est parvenu l’appel à l’Islam fait l’objet de l’Unanimité.

L’imam ‘AbOU HanIfah a dit que nul parmi les personnes pubères  saines d’esprit n’est excusé pour son ignorance au sujet du Créateur même s’il ne  lui est pas parvenu l’appel à l’islam car la raison à elle seule suffit pour savoir  que ce monde a nécessairement un Créateur.

On joint à cela la foi en ce que notre maitre MouHammad a transmis  de la part de AllAh ta3AlA, comme de croire qu’il est le Messager de AllAh, et la  foi en la véracité de ce qu’il a transmis de la part de AllAh ta3AlA.

- Parmi les devoirs du cœur, il y a la sincérité qui consiste  à faire preuve de sincérité dans l’acte d’adoration pour AllAh ta3AlA, c’est-à-dire  de ne pas viser par l’acte d’adoration l’éloge des gens ni d’être considéré d’un œil de respect, de glorification et d’honneur. AllAh ta3AlA dit :

﴿فَمَنْ كَانَ يَرْجُوا لِقَاءَ رَبِّهِ فَلْيَعْمَلْ عَمَلاً صَالِحاً
وَلاَ يُشْرِكْ بِعِبَادَةِ رَبِّهِ أَحَداً﴾

(faman kAna yarjou liqA’a rabbihi falya3mal 3amalan SAliHan wa lA  youchrik bi3ibAdati rabbihi ‘aHadA)

ce qui signifie : « Celui qui cherche les récompenses  de AllAh au Jour du Jugement, qu’il fasse des actes de vertu sans associer personne  dans son adoration à AllAh » [SOUrat Al-Kahf / 111]. Dans la ‘Ayah, il  y’ a l’interdiction de l’insincérité car c’est un grand péché.

Al-HAkim a rapporté dans Al-Moustadrak, que le Messager de AllAh,  Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam a dit :

« اتقوا الرياء فإنه الشرك الأصغر »

Ce qui signifie : « Evitez l’insincérité car certes c’est  un grand péché – chirk ‘aSghar – » ; ce péché a été appelé chirk ‘aSghar  car il ne fait pas sortir de l’islam mais c’est un grand péché. Ce HadIth a été  déclaré SaHIH par Al-HAkim, et Adh-Dhahabiyy a été d’accord avec lui en cela.

 

- Parmi les devoirs du cœur, il y a le repentir des péchés, qu’il  s’agisse de grands péchés ou de petits péchés ; cela consiste à regretter. Il est  un devoir que le regret ait lieu pour avoir désobéi à son Seigneur, car s’il a lieu  par crainte du scandale que cela peut provoquer chez les gens, cela ne constitue  pas un repentir. Regretter signifie ici ressentir de la tristesse suite à ce qui  est provenu de lui comme péché ; comme s’il dit « j’aurais dû ne pas faire cela ». Le Messager de AllAh, Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam a dit :

« الندم توبة »

ce qui signifie : « le regret est le pilier imminent dans  le repentir » [rapporté par ‘Ibnou HibbAn et d’autres que lui].

- Parmi les devoirs du cœur, il y a se fier à AllAh.

AllAh ta3AlA dit :

﴿وَعَلَى اللّهِ فَلْيَتَوَكَّل الْمُؤْمِنُونَ﴾

ce qui signifie : « Que les croyants se fient à AllAh»

Le tawakkoul, c’est la confiance totale ; il est un devoir que  l’esclave place sa confiance totale en AllAh car Il est le Créateur de toute chose,  que ce soit des choses profitables ou des nuisances et de tout ce qui entre en existence.  Il n’y a donc rien qui fasse parvenir la nuisance et qui fasse parvenir les choses  profitables en réalité sinon AllAh. Par conséquent, si l’esclave croit en cela et  s’il y résout son cœur, il aura placé sa confiance totale en AllAh, lui paraItront  alors plus faciles les sujets concernant la subsistance ou la sauvegarde des nuisances.  Si l’esclave s’habitue à observer par le cœur que AllAh est le Créateur de toute  chose lui paraItront alors plus faciles les épreuves et il sera moins atteint par  la peur face aux gens.

La signification de « Hasbiya l-LAhou wa ni3ma l-wakIl » est : « AllAh me suffit concernant ce qui me préoccupe et il n’y a pas mieux que AllAh  à qui s’en remettre ».

- Parmi les devoirs du cœur, il y a se surveiller pour AllAh.  La signification de « se surveiller », c’est maintenir présente la crainte de AllAh  ta3AlA par le cœur en évitant ce qu’Il a interdit et en évitant l’insouciance qui  mène à ne pas accomplir ce qu’Il a rendu obligatoire. C’est pour cela que dès que  la personne accède à la responsabilité, il lui est un devoir de prendre la ferme  résolution d’observer tout ce que AllAh a rendu obligatoire sur elle comme accomplissement  des devoirs et comme abandon des interdits.
- Parmi les devoirs du cœur, il y a se satisfaire de AllAh, c’est-à-dire  de ne pas se révolter contre AllAh ni par la croyance ni par la parole, ni en son  for intérieur ni en son apparence, au sujet de Sa destinée et de Sa prédestination.  Ainsi on se satisfait de AllAh tabAraka wa ta3AlA concernant Sa prédestination du  bien et du mal, de l’agréable et du désagréable, de la satisfaction et de la tristesse,  du bien-être et de la douleur, tout en faisant la distinction entre les choses prédestinées  ; ainsi ce qui est prédestiné et destiné fait partie soit de ce que AllAh agrée,  soit de ce que AllAh n’agrée pas. Ce qui est destiné et que AllAh agrée, l’esclave  de AllAh doit l’aimer ; ce qui est destiné et que AllAh ta3AlA n’agrée pas, comme  les choses interdites, l’esclave doit les détester sans pour autant détester l’attribut  de Prédestination de AllAh. Les péchés font partie de l’ensemble des choses que  AllAh ta3AlA prédestine et destine, il est donc un devoir pour l’esclave de les  détester puisque AllAh ta3AlA ne les agrée pas et a interdit à Ses esclaves de les  commettre. Ainsi, il n’y a pas ici d’incompatibilité entre la foi en la prédestination  de AllAh et le fait de détester certaines choses que AllAh prédestine. En effet,  ce dont il est obligatoire de se satisfaire, c’est de la prédestination qui est  un attribut de AllAh ta3AlA. Quant aux choses qu’il est un devoir de détester, ce  sont les choses prédestinées qui sont interdites selon le jugement de la Loi. L’attribut  de Prédestination ne peut être qualifié de mauvais, ainsi que tous les attributs  de AllAh.

Il est un devoir pour la personne responsable de glorifier les  rites de la religion agréée par AllAh c’est-à-dire ne pas manquer de considération  envers eux.

- Parmi les devoirs du cœur, il y a remercier AllAh pour Ses bienfaits,  dans le sens de s’abstenir de les utiliser dans le péché.

Le remerciement est de deux sortes : un remerciement obligatoire  et un remerciement recommandé.

Le remerciement qui est obligatoire c’est l’acte incombant à l’esclave  qui indique sa glorification du Bienfaiteur Qui lui a accordé un bienfait, à lui  ou à quelqu’un d’autre, en délaissant la désobéissance à AllAh tabAraka wa ta3AlA  concernant ce bienfait. C’est cela le remerciement qui est obligatoire à l’esclave.  Ainsi celui qui se préserve d’utiliser quoi que ce soit de son cœur, de ses organes  et de ce que AllAh lui a accordé comme bienfaits dans la désobéissance à AllAh,  c’est lui l’esclave chAkir qui remercie. Si par la suite, il se maintient là-dessus,  il est appelé esclave chakOUr. AllAh ta3AlA dit :

﴿وَقَلِيلٌ مِنْ عِبَادِي الشَّكُورُ﴾

(wa qalIloun min 3ibAdiya ch-chakOUr)

ce qui signifie : « Peu de Mes esclaves sont chakour».

En effet, le nombre des esclaves chakOUr (ceux qui se maintiennent  dans le remerciement, dans la piété) est moins important que le nombre de ceux qui  remercient AllAh – chAkir – et dont le degré est en deçà du leur.

D’autre part, le remerciement qui est recommandé, c’est de faire  la louange à AllAh ta3AlA par la langue, indiquant qu’Il est Celui Qui a le mérite  sur Ses esclaves par les grâces qu’Il leur accorde, des choses que nous ne pouvons  dénombrer, sans que cela ne soit un devoir pour Lui d’accorder cela. AllAh ta3AlA  dit [sOUrat IbrAhIm, ‘Ayah 34] :

﴿وَإِن تَعُدُّواْ نِعْمَتَ اللّهِ لاَ تُحْصُوهَا﴾

ce qui signifie : « et si vous essayer de dénombrer les  bienfaits de AllAh vous n’y arriverez pas ».

Le remerciement, dans la Loi, désigne également la bonne rétribution  que fait l’esclave à celui qui lui a fait un acte de bienfaisance.

Le Messager de AllAh, Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam a dit :

« من لم يشكر الناس لم يشكر الله »

ce qui signifie : « celui qui n’a pas remercié les gens,  n’a pas remercié AllAh de manière complète ». Et le remerciement des gens  a lieu en les rétribuant ou en leur faisant des invocations ou ce qui est du même  genre. Comme de dire : JazAka l-LAhou 3annI khayrA.

- Parmi les devoirs du cœur, il y a persévérer dans l’accomplissement  de ce que AllAh a rendu obligatoire, patienter en se gardant de faire ce que AllAh  ta3AlA a interdit et endurer ce par quoi AllAh t’a éprouvé.

La patience, c’est contenir son âme et la contraindre à supporter  ce qu’elle réprouve ou à se détacher de quelque chose qu’elle désire. Ainsi la patience  qui est obligatoire pour la personne responsable consiste à persévérer dans l’accomplissement  de ce que AllAh a rendu obligatoire comme actes d’obéissance, à patienter pour ne  pas faire ce que AllAh a interdit c’est-à-dire éloigner son âme de ce que AllAh  a interdit, et à endurer ce par quoi AllAh t’a éprouvé dans le sens de ne pas se  révolter contre AllAh ni s’engager dans ce qu’Il a interdit à cause de l’épreuve.  En effet beaucoup de créatures tombent dans les péchés pour avoir délaissé la patience  face aux malheurs. Ces gens sont de différents degrés par rapport à cela. Il y en  a parmi eux qui tombent dans l’apostasie à cause du malheur et il y en a qui tentent  d’acquérir des biens de façon illicite, comme cela arrive à beaucoup de gens à cause  de la pauvreté. Ils acquièrent des biens de façon interdite ou ils essayent d’accéder  à la richesse par le mensonge ou ce qui est de cet ordre.

- Parmi les devoirs du cœur, il y a détester Satan car AllAh ta3AlA  nous a fortement mis en garde dans Son Livre contre lui. Ainsi AllAh ta3AlA dit  :

﴿فَاتَّخِذُوهُ عَدُوًّا﴾

(fattakhidhOUhou 3adouwwA)

ce qui signifie : « Prenez-le donc pour ennemi» [sOUrat FATir / 7] ; et dans de nombreuses autres ‘Ayah. Le chayTAn c’est le mécréant  des jinn. Quant aux jinn croyants, ils sont comme les croyants chez les humains,  il y a parmi eux des vertueux et parmi eux des grands pécheurs qui sont les plus  nombreux. On emploie aussi le terme Ach-ChayTAn en visant IblIs qui est leur plus  lointain ancêtre (IblIs a été crée de feu, il n’a pas de père ni de mère, ni de  frère ni de sœur).

- Parmi les devoirs du cœur, il y a détester les péchés du fait  que AllAh tabAraka wa ta3AlA a interdit aux personnes responsables de les commettre.  Il est donc un devoir de détester les péchés et de les réprouver par le cœur, qu’ils  proviennent de soi ou de quelqu’un d’autre.

- Parmi les devoirs du cœur, il a aimer AllAh, aimer Sa parole  et aimer Son Messager MouHammad Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam et tous ses frères  prophètes, ceci en suivant les ordres de la religion et en évitant ses interdits  ; AllAh ta3AlA dit :

﴿قُلْ إِن كُنتُمْ تُحِبُّونَ اللّهَ فَاتَّبِعُونِي يُحْبِبْكُمُ اللّهُ﴾

(qoul ‘in kountoum touHibbOUna l-LAha fattabi3OUnI youHbibkoumou l-LAh)

ce qui signifie : « Dis : si vous aimez AllAh, suivez-moi  et AllAh vous agrée » [sOUrat 'Ali 3ImrAn / 31] ; c’est à dire que le signe  d’aimer AllAh, c’est de suivre et d’appliquer la Loi de Son Prophète MouHammad Salla  l-LAhou 3alayhi wa sallam.

Par ailleurs, Al-BoukhAriyy et Mouslim ont rapporté du HadIth  de ‘Anas que AllAh l’agrée, il a dit : un homme est venu au Prophète et lui a dit  : « Ô Messager de AllAh , quand aura lieu le jour du jugement ? », le Prophète lui  a dit ce qui signifie « Qu’est-ce que tu as préparé pour ce jour ? » l’homme a dit  : « Ô Messager de AllAh , je n’ai pas préparé beaucoup de jeûne, ni beaucoup d’aumône  , mais j’aime AllAh, et j’aime Son Messager . » Le Prophète lui a dit ce qui signifie  : « Tu seras au Paradis ».

Et tout comme il est obligatoire d’aimer le Messager de Allah,  Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam, il est obligatoire de le glorifier, de l’honorer  et de le respecter en raison de la Parole de AllAh ta3AlA :

﴿وَتُعَزِّرُوهُ وَتُوَقِّرُوهُ﴾

(Wa tou3azzirOUhou wa touwaqqirOUh )

Ce qui signifie : « et vous le glorifiez et vous le respectez» ; et la signification de at-ta3zIr est la glorification, selon l’unanimité des  savants de l’interprétation.

Quant au sens d’aimer les compagnons c’est de les glorifier car  ils ont donné la victoire à la religion de l’Islam, plus particulièrement les premiers  prédécesseurs d’entre eux parmi les mouhAjirOUn – Émigrants – et les ‘AnSAr – Partisans – (et la signification est que c’est un devoir de les aimer dans la globalité et  cela ne veut pas dire que c’est un devoir d’aimer chaque individu parmi eux).

Quant à Al-’Al, si l’on vise par eux tous ceux qui ont suivi le  Prophète en étant pieux, il est un devoir de les aimer car ils sont agrées par AllAh  tabAraka wa ta3AlA en raison de leur fort attachement à Lui obéir d’une manière  complète.

Et si on vise par le terme « Al-’Al » les épouses du Prophète  et ses proches parents croyants, l’obligation de les aimer vient de la grâce dont  ils ont été spécifiés.

Il est d’autre part un devoir d’aimer l’ensemble des vertueux  parmi les esclaves de AllAh (cela ne veut pas dire que c’est un devoir d’avoir présent  dans le cœur l’amour de chacun d’eux quand il est mentionné mais il suffit d’aimer  les vertueux de façon globale).

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LE WOUDOU’ – LA PETITE ABLUTION – :

LE WOUDOU’ – LA PETITE ABLUTION – :
Actes obligatoires et actes surérogatoires

La louange est à AllAh le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître MouHammad Al-’AmIn, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’islam la religion de tous les Prophètes du premier ‘Adam au dernier MouHammad.

Le woudou’ fait partie des conditions de validité de la prière, conformément à la parole de Allah ta3ala :

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُواْ إِذَا قُمْتُمْ إِلَى الصَّلاةِ فاغْسِلُواْ وُجُوهَكُمْ وَأَيْدِيَكُمْ إِلَى الْمَرَافِقِ وَامْسَحُواْ بِرُؤُوسِكُمْ وَأَرْجُلَكُمْ إِلَى الْكَعْبَينِ

( ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou ‘idha qoumtoum ‘ila s-salati faghsilou woujouhakoum wa ‘aydiyakoum ‘ila l-marafiqi wa msahou birou’ouçikoum wa ‘arjoulakoum ‘ila l-ka3bayn )

qui signifie : ” Ô vous qui avez cru, quand vous vous apprêtez à faire la prière, lavez vos visages, vos mains et vos avant-bras jusqu’aux coudes, passez les mains mouillées sur vos têtes et lavez vos pieds jusqu’aux chevilles ” [ sourat Al-Ma'idah /6 ]

Le woudou’ comporte des actes obligatoires et des actes surérogatoires, il y a d’autre part un certain nombre de choses qui annulent le woudou’.

Les actes obligatoires du woudou’:

Il y a six actes obligatoires dans le woudou’ . Sans l’un ou l’autre de ces actes le woudou’ n’est pas valable.

Ces actes obligatoires sont les suivants:

1- l’intention: elle a lieu dans le cœur et doit être simultanée avec le lavage du visage. On dit par exemple dans son cœur: ( nawaytou l-woudou’ ) “Je fais l’intention de faire le woudou’ “.

2- laver le visage en entier: de l’endroit où les cheveux poussent habituellement jusqu’au menton, et d’une oreille à l’autre.

3- laver les mains et les avant-bras, coudes compris: le coude est la jointure des os de l’avant-bras et du bras.

4- passer la main mouillée sur la tête ou sur une partie de la tête: il suffit en effet de passer la main mouillée sur une partie de la tête.

5- laver les pieds, chevilles comprises: les chevilles sont les deux os saillants de l’articulation du pied avec la jambe.

6- l’ordre: c’est-à-dire faire les actes obligatoires selon l’ordre dans lequel ils ont été cités, de sorte qu’intervienne d’abord l’intention au moment du lavage du visage, puis le lavage du visage, puis le lavage des mains et des avant-bras, puis le passage de la main mouillée sur une partie de la tête  et enfin le lavage des pieds.

Les actes surérogatoires ( sounnah ) du woudou’: Ce sont les actes sans lesquels le woudou reste valable; toutefois, on manque la récompense de ces actes si on ne les fait pas. Ainsi le woudou’ est valable de la part de celui qui ne fait pas les actes surérogatoire du woudou’ et il n’est pas valable de la part de celui qui ne fait pas l’un ou l’autre des actes obligatoires du woudou’.

Parmi les actes surérogatoires du woudou’ :

1- la basmalah -dire- “bismi l-Lah ” ;

2- lavez les mains jusqu’aux poignets;

3- utiliser le siwAk -le frottoir à dent-;

4- faire couler de l’eau à l’intérieur de la bouche;

5- introduire de l’eau à l’intérieur du nez;

6- passer les mains mouillées sur toute la tête;

7- passer les mains mouillées sur les deux faces des oreilles, face apparente et face cachée, avec une eau nouvelle;

8- faire entrer les doigts en faisant pénétrer l’eau entre les doigts et les orteils et faire entrer les doigts en faisant pénétrer l’eau à l’intérieur de la barbe épaisse;

9- commencer par la droite avant la gauche ;

10- tripler: c’est-à-dire laver ou passer la main mouillée sur chaque membre trois fois;

11- passer la main sur les membres durant le lavage;

12- faire des actes en continu, les membres les uns à la suite des autres : c’est-à-dire laver le membre avant que le membre précédent ait eu le temps de sécher;

13- maintenir l’intention [de rechercher l'agreement de Dieu] présente du début jusqu’à la fin de l’acte;

14- réduire la quantité d’eau utilisée pour le woudou’ ;

15- dépasser ce qu’il est obligatoire de laver lors du lavage du visage, cela s’appelle  al-ghourr;

16- dépasser ce qu’il est obligatoire de laver lors du lavage des mains et des pieds, cela s’appelle at-tahjil ;

Enfin, lorsqu’on a terminé le woudou’ il est recommandé de dire :

« أشهدُ ألاّ إله إلاّ الله وحده لا شريك له وأشهد أنّ محمدا عبده ورسوله اللهم اجعلني من التوّابين واجعلني من المتطهرين »

( ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan 3abdouhou wa raçoulouh,’Allahoumma j3alni mina t-tawwabin wa j3alni mina l-moutatahhirin )

ce qui signifie : « Je témoigne qu’il n’est de Dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son Messager. Ô Allah, fais que je sois au nombre de ceux qui se repentent et que je sois au nombre de ceux qui se purifient ».

Les choses qui annulent le woudou’

Lorsque les choses qui annulent le woudou’ arrivent à quelqu’un qui fait son woudou’, il n’est plus valable qu’il fasse la prières sauf s’il fait de nouveau le woudou’. Les choses par lesquelles le woudou’ est rompue sont les suivantes:

- la sortie de quoi que ce soit par l’un des deux orifices inférieurs - antérieur ou postérieur -, comme la sortie d’urine, de selles, de gaz, de calculs, de vers ou autre chose.

- toucher avec l’intérieur de la main le sexe ou l’anus, le sien ou celui de quelqu’un d’autre, sans rien qui empêche le contact direct.

- le contact peau contre peau avec une personne ‘ajnabiyyah - de sexe féminin qui n’est pas inépousable à jamais à cause de lien de sang, d’allaitement ou de mariage- ayant atteint un âge où elle peut être désirée par quelqu’un de normal.

- la perte de distinction, par la folie, l’évanouissement ou l’ivresse.

- le sommeil autrement qu’en étant assis bien calé sur son postérieur. Par conséquent, si quelqu’un s’endort assis bien calé sur son postérieur, de sorte qu’il n’y a pas d’espace entre son postérieur et son siège, son woudou’ n’est pas annulé.

Il est interdit à celui dont le woudou’ a été rompu d’accomplir la prière -la prière obligatoire et la prière surérogatoire- ainsi que les tours rituels autour de la Ka3bah,  qu’ils soient obligatoires ou surérogatoires, car les tours rituels sont comme la prière sauf qu’il y est permis de parler.

Il lui est aussi interdit de porter le livre du Qour’an ( Al-Mous-haf ) ou de le toucher c’est-à-dire d’en toucher les pages ou la reluire qui est reliée au Moushaf,  à moins qu’il y ait nécessité.

Il est cependant permis à celui dont le woudou’ est rompu de réciter le Qour’an, d’entrer dans une mosquée et d’y rester.

 

Al-istinjA’ – le nettoyage intime des najAçah –

Il est un devoir de faire al-istinjA’ – de se nettoyer – de toute substance impure selon la Loi de l’Islam, humide et sortant des deux orifices inférieurs antérieur et postérieur, telle que l’urine et les selles.

Al-istinjA’ se fait avec de l’eau purificatrice ou à l’aide d’un objet capable d’ôter la substance humide, pur, consistant et non respectable (comme une pierre ou du papier).

Al-istinja’ avec de l’eau : celui qui fait al-istinjA’ à la suite des selles verse de l’eau purificatrice sur l’orifice de sortie de la najAçah et il frotte avec sa main gauche jusqu’à ce que la najAçah disparaisse de l’orifice et que l’endroit soit purifié.

Al-istinja’ avec des pierres : si l’on veut utiliser un objet capable d’ôter la substance humide, pur, consistant et non respectable comme la pierre, on essuie l’orifice trois fois. S’il reste de la najAçah, on essuie une quatrième fois ou davantage jusqu’à ce que l’endroit soit nettoyé. Ou bien on essuie avec trois feuilles (par exemple du papier toilette) ou davantage jusqu’à ce que l’endroit soit nettoyé. Il n’est pas suffisant pour al-istinjA’ sans eau d’essuyer une seule fois, même si l’endroit est nettoyé.

Pour al-istinjA’ sans eau, il est une condition qu’il intervienne :

1 -  avant que l’endroit ne soit sec. Par conséquent, lorsque ce qui est sorti a séché, c’est un devoir d’utiliser l’eau.

2 -  avant le déplacement. Par conséquent, si ce qui est sorti s’est diffusé et s’est étalé par rapport à l’endroit où cela se trouvait, c’est un devoir d’utiliser de l’eau.

Il est recommandé d’entrer aux toilettes avec le pied gauche et d’en sortir avec le pied droit, à l’inverse de la mosquée. Ainsi, pour les mosquées, il est recommandé d’entrer avec le pied droit et d’en sortir avec le pied gauche.

Le Hadath et le ghousl – la grande ablution – obligatoire

Il y a deux sortes de Hadath – d’état d’impureté rituelle – : le petit Hadath et le grand Hadath.

Le petit Hadath : c’est lorsqu’une des choses annulant le wouDOU’ survient, comme par exemple la sortie de gaz, d’urine ou d’excrément, ou autre chose annulant le wouDOU’.

Le grand Hadath : c’est lorsqu’une des choses rendant obligatoire le ghousl survient. Elles sont au nombre de cinq : (1) l’émission de maniyy – le sperme ou son équivalent féminin –, (2) le rapport sexuel, (3) la fin des règles, (4) la fin des lochies et (5) l’accouchement.

La purification du grand Hadath se fait par le ghousl qui comprend des actes obligatoires et des actes recommandés.

Les actes obligatoires du ghousl sont au nombre de deux :

1 -  l’intention au moment de laver la première partie du corps. On dit par exemple dans son cœur : « J’ai l’intention de faire le ghousl qui est un devoir » ou « J’ai l’intention de faire l’acte obligatoire du ghousl » ou « J’ai l’intention de lever le grand Hadath ».

2 -  répandre de l’eau sur tout le corps, peau, cheveux et poils même s’ils sont épais. Il est obligatoire de dénouer les cheveux tressés à l’intérieur desquels l’eau pourrait ne pas pénétrer.

Les actes surérogatoires de la grande ablution :

Ils sont nombreux, parmi eux on cite :

1 -  la tasmiyah, c’est-à-dire dire Bismi l-LAh lors du début du ghousl  ;

2 -  faire le wouDOU’ avant le ghousl  ;

3 -  frotter ;

4 -  commencer par la moitié droite ;

5 -  tripler ;

6 -  faire succéder les actes sans longue interruption ;

7 -  soigner les endroits repliés comme les replis des oreilles.

Les ghousl surérogatoires :

Ce sont les ablutions de tout le corps, celui qui les fait en sera récompensé et celui qui les délaisse n’en sera pas chAtié. Parmi elles, on cite :

-  le ghousl du vendredi.

-  le ghousl des deux fêtes (3Idou l-fiTr et 3Idou l-’aD-HA).

-  le ghousl que l’on fait après avoir lavé un mort.

-  le ghousl du fou ou de l’évanoui lorsqu’il reprend conscience.

-  le ghousl de l’entrée en rituel pour le pèlerinage ou la 3oumrah.

-  le ghousl de l’entrée à La Mecque, de la station à 3Arafah, du séjour nocturne à Mouzdalifah et des tours rituels autour de la Ka3bah.

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LE CHATIMENT DE L’ENFER

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم

La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui  Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du  temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu  puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation  de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître MouHammad  Al-’AmIn, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’islam la religion  de tous les Prophètes du premier ‘Adam au dernier MouHammad.

 

AllAh ta3AlA dit dans le Qour’An honoré :

{ وَلِلَّذِينَ كَفَرُوا  بِرَبِّهِمْ عَذَابُ جَهَنَّمَ وَبِئْسَ الْمَصِيرُ إِذَا أُلْقُوا فِيهَا سَمِعُوا  لَهَا شَهِيقًا وَهِيَ تَفُور }

(wa li l-ladhIna kafarOU bi rabbihim 3adhAbou jahannama  wa bi’sa l-maSIr ; ‘idhA ‘oulqOU fIhA sami3OU laha chahiqan wa hiya tafOUr)

ce qui signifie : « Ceux qui ont mécru en  leur Seigneur auront le chAtiment de l’enfer et quelle mauvaise demeure ! Lorsqu’ils  y sont jetés, il émet un bruit tel un braiment en bouillonnant », [sOUrat  Al-moulk / 6].

Par ces ‘Ayah éminentes, nous nous rappelons ce qui  a été rapporté dans le Qour’An honoré comme menace de chAtiment de la part de AllAh  tabAraka wa ta3AlA, puisse cela être une cause pour le repentir des péchés et des  désobéissances.

L’enfer est un feu intense, extrêmement intense.

Il a été rapporté dans le HadIth, rapporté par At-Tirmidhiyy  qu’il a été attisé pendant mille ans jusqu’à devenir rouge, puis mille ans encore  jusqu’à devenir blanc, puis mille ans encore jusqu’à devenir noir. L’enfer est actuellement  noir ténèbres, c’est une demeure atroce qui attend ceux qui seront morts autrement  que sur la foi en AllAh et en Son Messager Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam.

Lorsque le non musulman y sera jeté, tout comme est  jetée la bûche dans un feu intense, il émettra un bruit tel un braiment, c’est-à-dire  un son puissant et intense qui sort de l’intérieur du corps. Ce qui en est visé,  c’est que les gens en entendront un bruit étrange comme le son de l’Ane qui brait,  tant le feu de l’enfer est intense et tant il est en ébullition. L’enfer bouillira  avec eux. AllAh augmente la taille du non musulman en enfer afin que son chAtiment  augmente, au point que la molaire de l’un d’entre eux sera telle la montagne de ‘OuHoud. Entre les deux épaules du non musulman au jour du jugement, il y aura la  distance de trois jours de marche, comme la distance qui sépare le Liban de la Jordanie.  Si leur taille était celle qu’ils ont dans le bas monde, ils fondraient en un instant.

Ils n’y mèneront pas une vie paisible mais seront  à tout instant dans une difficulté et un chAtiment.

Leur nourriture est de DarI3 qui est un arbre d’une  très laide apparence, dont le goût est extrêmement mauvais et dont l’odeur est nauséabonde.  AllAh ta3AlA dit :

{ليس لهم طعام إلا من ضريع  لا يسمن ولا يغني من جوع }

(layça lahoum Ta3Amoun ‘il-lA min DarI3 lA yousminou  wa lA youghnI min jou3 )

ce qui signifie : « Ils n’auront pas d’autre  nourriture que le DarI3 qui ne fait pas grossir et qui ne rassasie pas de la faim» et AllAh ta3AlA dit :

{ إن شجرة الزقوم طعام الأثيم  كالمهل يغلي في البطون كغلي الحميم }

(‘inna chajarata z-zaqqoumi Ta3Amou l-‘athIm ;  ka l-mouhli yaghlI fi l-boutouni kaghalyi l-HamIm)

ce qui signifie : « Certes l’arbre du zaqqoum  sera la nourriture du grand désobéissant. Il sera tel du mouhl qui bouillira dans  les ventres, comme du feu ».

Cet arbre, le zaqqoum a un aspect très laid. Son  odeur est très mauvaise. Elle n’est pas supportable. Mais tant ils ont faim et tant  ils sont privés, ils en mangeront comme si ce n’était pas de leur propre choix.  Les anges du chAtiment les en nourriront.

De même les gens de l’enfer mangeront du ghislIn.  AllAh ta3AlA dit :

{ فليس له اليوم ههنا حميم  ولا طعام إلا من غسلين لا ياكله إلا الخاطئون }

(falayça lahou l-yawma hahounA HamIm wa lA Ta3Amoun ‘il-lA min ghislIn ; lA ya’koulouhou ‘il-lA l-khATi’OUn)

ce qui signifie : « Il n’aura pas ce jour-là  d’ami ni d’autre nourriture que le ghislIn que seuls les grands désobéissants consommeront».

Le ghislIn est ce qui s’écoule de la peau des gens  de l’enfer, leurs souillures. Toutes les fois que leurs peaux seront brûlées par  le feu, ils seront rhabillés par de nouvelles peaux. AllAh la leur change et leur  donne d’autres peaux qui sont encore humides, et elles seront à nouveau brûlées,  il en coulera beaucoup de pourriture, du pus, et ce qui coulera de leur peau, AllAh  en fait la nourriture des gens de l’enfer. AllAh ta3AlA dit :

{ كُلَّمَا نَضِجَتْ جُلُودُهُمْ  بَدَّلْنَاهُمْ جُلُودًا غَيْرَهَا لِيَذُوقُواْ الْعَذَابَ }

(koullamA naDijat joulOUdouhoum baddalanAhoum joulOUdan  ghayrahA liyadhOUqou l-3adhAb)

ce qui signifie : « Toutes les fois que leurs  peaux seront brûlées, Nous leur changerons de nouvelles peaux afin qu’ils augmentent  en chAtiment ».

Cette ‘Ayah est une preuve que le chAtiment de l’enfer  a lieu par l’Ame et le corps. AllAh ta3AlA a décrit son intensité dans le Qour’An,  Il dit :

{ تكاد تميّز من الغيظ }

(takAdou tamayyazou mina l-ghayDH) TakAdou : l’enfer  a failli se déchirer, se mettre en pièces tant il est en colère contre les non musulmans.  AllAh a comparé l’enfer à quelqu’un qui est en colère pour décrire son extrême ébullition  ; et AllAh dit dans le Qour’An :

{ فأما من طغى وآثر الحياة  الدنيا فإن الجحيم هي المأوى }

(fa’ammA man TaghA wa ‘Athara l-HayAta d-dounyA  fa‘inna l-jaHIma hiya l-ma’wA).

C’est-à-dire que celui qui a dépassé la limite dans  la désobéissance et qui a mécru, et qui s’est noyé dans le bas monde en suivant  ses passions et en se laissant aller, qui ne s’est pas préparé pour l’au-delà, celui-là,  ce sera l’enfer qui sera sa demeure, la demeure de celui qui a fait preuve d’injustice  et qui a préféré la vie du bas monde.

L’enfer est dans l’attente de ceux qui auront mérité  la menace de chAtiment. Ainsi, les non musulmans y pénètreront, ils y seront emprisonnés.  AllAh ta3AlA dit :

{ إن جهنم كانت مرصادًا  للطاغين مآبًا لابثين فيها أحقابًا }

(‘inna jahannama kAnat mirSAdA li T-TAghIna ma’AbA  lAbithIna fIhA ‘ahqabA ).

C’est-à-dire que les non musulmans resteront en enfer  tant que dureront les Houqb c’est-à-dire sans interruption. Toutes les fois qu’un  Houqb s’écoule, vient un autre Houqb et ainsi sans fin car l’enfer n’a pas de fin  ; le Houqb est la durée de quatre-vingts ans.

Il n’est donc pas permis de dire que l’enfer aura  une fin. Les savants de l’Islam ont compté la parole selon laquelle l’enfer aura  une fin parmi les égarements clairs qui font sortir de l’Islam, que AllAh nous en  préserve. Tout comme l’a dit l’Imam, le HAfiDH As-Soubkiyy, que AllAh lui fasse  miséricorde, dans son épItre qu’il a appelée : Al-I3tibAr fI BaqA’i l-Jannati wa  n-NAr « Les leçons de Morale au sujet de la Non fin du Paradis et de l’enfer ». Ainsi, notre Seigneur 3azza wa jall a fait qu’il y ait pour cette religion des gens  qui la défendent. À cette époque-là, As-Soubkiyy, que AllAh l’agrée, a répliqué  à ceux qui ont prétendu que l’enfer aura une fin.

Nous louons AllAh ta3AlA d’avoir accordé à cette époque quelqu’un  qui réplique à leur parole. De même, tous ceux qui ont repris leurs propos et ont  repris cette corruption ne sont pas aptes à ce qu’on prenne d’eux la science de  la religion. Nous leur disons : AllAh ta3AlA dit dans le Qour’an honoré, dans sOUrat  Al-‘Ahzab :

{ إِنَّ اللَّهَ لَعَنَ  الْكَافِرِينَ وَأَعَدَّ لَهُمْ سَعِيرًا {64} خَالِدِينَ فِيهَا أَبَدًا لَّا يَجِدُونَ  وَلِيًّا وَلَا نَصِيرًا {65} }

(‘inna l-LAha la3ana l-kAfirIna wa ‘a3adda lahoum  sa3IrA ; khAlidIna fIhA ‘abadA ; lA yajidOUna waliyyan wa lA naSIrA)

ce qui signifie : « Certes AllAh a éloigné  les non musulmans de Sa miséricorde dans l’au-delà et Il leur a réservé l’enfer,  ils y resteront éternellement, ils n’y trouveront ni partisan ni soutien».

La communauté du prophète MouHammad a été unanime  à dire que l’enfer n’a pas de fin, tout comme AT-TaHAwiyy, que AllAh lui fasse miséricorde,  l’a cité dans son traité de croyance qu’il a rédigé pour indiquer la croyance des  gens du Salaf. Il l’a fait débuter par sa parole : « Voici la mention de la présentation  de la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-JamA3ah » et il y a dit : « Le paradis et  l’enfer sont tous deux créés, ils n’auront pas de fin ».

Ainsi les non musulmans en enfer seront dans un rabaissement  au-delà duquel il n’y a pas de rabaissement et dans une perdition au-delà de laquelle  il n’y a plus de perdition. Il a été rapporté qu’ils rechercheront le renfort par  MAlik, l’ange gardien de l’enfer et qu’il leur répondra mille ans après pour les  humilier. Cette demande d’aide ne sera pas pour sortir, mais ils demanderont la  mort tant ils sont dans un chAtiment.

AllAh ta3AlA dit :

{ونادوا يا مالك ليقضِ علينا  ربك قال إنكم ماكثون لقد جئناكم بالحق ولكن أكثركم للحق كارهون }

(wa nAdaw yA MAlik liyaqdi 3alaynA rabbouk ; qAla ‘innakoum mAkithOUn ; laqad ji’nAkoum bi l-Haqq ; wa lAkinna ‘aktharakoum li l-Haqqi  kArihOUn)

ce qui signifie : « Ils ont appelé : ô MAlik,  dis à ton Seigneur de nous faire mourir. Il leur dit : Vous allez y rester, Nous  vous avons fait parvenir la vérité mais la plupart des humains détestent la vérité». Il leur répondra après mille ans d’une réponse qui sera une réponse qui les fera  croItre en peine et en affliction. Il leur répondra qu’ils ne connaItront jamais  la sortie du feu de l’enfer.
À nous d’œuvrer dans ce bas monde avant que ne vienne  un jour où le regret ne sera pas utile ; et nous demandons à AllAh qu’Il améliore  notre état, qu’Il nous accorde la fin heureuse et qu’Il nous préserve du feu de  l’enfer, Il est certes sur toute chose tout puissant.

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LE PARADIS ET L’ENFER

La louange est à AllAh le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître MouHammad Al-’AmIn, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’islam la religion de tous les Prophètes du premier ‘Adam au dernier MouHammad.

Parmi les choses que le Prophète Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam a transmises et auxquelles il est un devoir de croire, il y a le paradis et l’enfer.

- Le paradis : c’est la demeure de la paix, de la félicité et de la joie. AllAh l’a préparé pour les croyants. Il contient des fleuves de miel pur, de lait et d’un khamr qui n’est pas comme les boissons alcoolisées de ce bas monde qui font perdre la raison ; et il y a au paradis d’autre sorte de félicités éternelles. Au paradis la félicité est sensible : le musulman l’éprouve par le corps et par l’âme. Au paradis il y a des degrés, certains sont plus élevés que d’autres. Le plus haut des degrés du paradis est celui des prophètes. Les gens du paradis ne ressentiront ni tristesse ni chagrin, ils ne tomberont pas malades, ils ne vieilliront pas et ne mourront pas. Ils demeureront éternellement au paradis et n’en sortiront jamais. Ils seront dans une félicité éternelle, sans fin.

AllAh Ta3AlA dit dans le Qour’An :

{ وَمَنْ يُطِعِ اللّهَ وَرَسُولَهُ يُدْخِلْهُ جَنَّاتٍ تَجْرِي مِنْ تَحْتِهَا الأَنْهَارُ خَالِدِينَ فِيهَا وَذَلِكَ الفَوْزُ العَظِيمُ }

(wa man youTi3i l-LAha wa raçOUlahou youdkhilhou jannAtin tajrI min taHtiha l-’anhArou khAlidIna fIhA wa dhAlika l-fawzou l-3aDHIm)

Ce qui signifie : « Celui qui obéit à AllAh et à Son messager, AllAh le fera entrer dans des jardins sous lesquels coulent des rivières, ils y demeureront éternellement et c’est cela la grande réussite», [sOUrat An-NiçA' 'Ayah 13].

Et AllAh a réservé pour Ses esclaves vertueux ce qu’aucun œil n’a jamais vu, ce qu’aucune oreille n’a jamais entendu, et ce qui n’est venu à l’imagination d’aucun humain. Le Messager de AllAh Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam a dit :

« قال الله عزّ وجلّ : أعدَدت لِعِبَادِي الصَّالِحِينَ مَا لاَ عَيْنٌ رَأَتْ وَلاَ أُذُنٌ سَمِعَتْ وَلاَ خَطَرَ عَلَى قَلْبِ بَشَر »

(qAla l-LAhou 3azza wa jall : ‘a3dadtou li3ibAdiya S-SAliHIna mA lA 3aynoun ra’at wa lA ‘oudhounoun sami3at wa lA khaTara 3alA qalbi bachar )

ce qui signifie : « AllAh 3azza wa jall dit : J’ai réservé pour Mes esclaves  vertueux, ce qu’aucun œil n’a jamais vu, ce qu’aucune oreille n’a jamais entendu et ce qui n’est venu à l’imagination d’aucun humain », [rapporté par Al-BoukhAriyy].

Le Messager de AllAh Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam a dit :

« ألا هَلْ مُشَمّرٌ لِلْجَنَّةِ فَإنَّ الجَنَّةَ لا خطر لَها، هِيَ وَرَبّ الكَعْبَةِ نُورٌ يَتَلألأ وَ ريحانة تَهْتَزُّ وَقَصْرٌ مَشِيدٌ وَنَهْرٌ مُطَّرِدٌ وَفَاكِهَةٌ كَثِيرةٌ نَضِيجَةٌ وَزَوْجَةٌ حَسْنَاءُ جَمِيلَةٌ وَحلَلٌ كَثِيرَةٌ فِي مُقَامٍ أبَديّ فِي حُبْرَةٍ وَ نضْرَةٍ فِي دَارٍ عَالية سَليمة بهية »

(‘alA hal mouchammiroun li l-jannati fa’inna l-jannata la khaTara lahA ; hiya wa rabbi l-Ka3bati nOUroun yatala’la’ou wa rayHAnatoun tahtazz ; wa qaSroun machId ; wa nahroun mouttarid ; wa fAkihatoun khathIratoun nadijatoun wa zawjatoun HasnA’ou jamIlah ; wa Houlaloun kathIrah ; fI mouqAmin ‘abadiyyin ; fI Houbratin wa naDrah ; fI dArin 3Aliyah ; salImatin bahiyyah )

ce qui signifie : « Y a-t-il quelqu’un prêt à œuvrer pour gagner le paradis ? Certes, le paradis est sans pareil. Il est, par le Seigneur de la Ka3bah, lumières scintillantes, parfums odorants, palais édifiés, fleuves courants sans lits, fruits nombreux et mûrs, épouse jolie et belle et grand nombre de joyaux dans une résidence éternelle, dans une gaieté et une splendeur, dans une résidence élevée parfaite et superbe », [rapporté par Ibnou HibbAn].

 

- L’enfer : il est un devoir de croire que c’est la demeure du chAtiment, et qu’il ne s’anéantira pas. AllAh l’a préparé pour les mécréants qui ont choisi la mécréance et ont refusé l’Islam. Il y a dans l’enfer un chAtiment concret, réel. La chaleur de l’enfer dépasse de beaucoup la chaleur de ce bas monde et son froid dépasse de beaucoup le froid de ce bas monde.

L’enfer existe actuellement, il se trouve sous la septième terre. Les mécréants y resteront éternellement et n’en sortiront jamais.

Le Messager de AllAh Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam a dit :

« أُوقِدَ على النَّارِ ألف سنَةٍ حتّى احمرّت وألف سنةٍ حتّى ابيضَّت وألف سنةٍ حتّى اسودَّت فهي سوداءُ مظلمةٌ »

Ce qui signifie : « L’enfer a été attisé mille ans jusqu’à devenir rouge et mille ans jusqu’à devenir blanc et mille ans jusqu’à devenir noir, il est noir obscur », [rapporté par at-Tirmidhiyy].

AllAh ta3AlA dit :

{ إِنَّ ٱللَّهَ لَعَنَ ٱلكَـٰفِرِينَ وَأَعَدَّ لَهُم سَعِيرًا خَـٰلِدِينَ فِيهَا أَبَدًا لَّا يَجِدُونَ وَلِيًّا وَلَا نَصِيرًا }

(‘inna l-LAha la3ana l-kAfirIna wa ‘a3adda lahoum sa3Iran khAlidIna fIhA ‘abadan lA yajidOUna waliyyan wa lA naSIrA )

Ce qui signifie : « Certes, AllAh a maudit les mécréants et leur a préparé l’enfer où ils resteront éternellement, à jamais. Ils ne trouveront personne à qui s’en remettre ni personne pour les soutenir », [sOUrat Al-'Ahzab 'Ayah 64 - 65]. Ainsi celui qui renie que l’enfer demeure éternellement n’est pas musulman.

En revanche, les musulmans qui faisaient partie des grands pécheurs c’est-à-dire qui commettaient les grand péchés et sont morts sans s’être repentis sont en deux sortes  :
1 – ceux à qui AllAh épargnera le châtiment de l’enfer, par l’intercession du Prophète Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam ou par une autre cause et que AllAh fera entrer au paradis, par Sa miséricorde, sans châtiment.
2 – ceux que AllAh châtiera un certain temps en enfer puis Il les en fera sortir pour les faire entrer au paradis car ils sont morts croyants.

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QU’EST-CE QU’UNE PERSONNE RESPONSABLE

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم

La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître MouHammad Al-’AmIn, l’Honnête, celui qui a appelé à la

Une personne responsable (c’est la personne qui va rendre des comptes dans l’au delà) selon la Loi de l’Islam c’est quelqu’un qui est pubère, sain d’esprit et à qui est parvenu l’appel à l’Islam.

La puberté peut avoir lieu avec l’avènement de quinze ans lunaires ou autrement.

[Le garçon devient pubère à la vue du sperme(maniyy en arabe) sinon avec l'avènement de quinze ans lunaires(environ 14 ans et demi) et la fille devient pubère à la vue du sang des menstrues(les règles)ou à la vue du sperme sinon avec l'avènement de quinze ans lunaires(environ 14 ans et demi)].

Quant au sain d’esprit, c’est celui qui n’a pas perdu sa raison. Il est une condition que l’appel à l’Islam lui soit parvenu : cela signifie que si quelqu’un est pubère et sain d’esprit, il devient responsable par le simple fait que la base de l’appel à l’Islam lui est parvenu, c’est à dire qu’il lui est parvenu qu’il n’est de dieu que AllAh et que MouHammad est le messager de AllAh. La personne à qui est parvenu l’appel à l’Islam est donc responsable (moukallaf ) pour qui il est obligatoire d’entrer en Islam, d’œuvrer en conformité avec la loi de l’Islam, de s’acquitter de toutes les obligations et de se garder de tous les interdits. On comprend par là que tant qu’il n’a pas atteint la puberté, l’enfant n’est pas responsable ; il en est de même pour le fou durant sa folie ainsi que pour celui qui a vécu en étant pubère mais à qui l’appel à l’Islam n’est pas parvenu. AllAh ta3AlA dit :

{ وَمَا كُنَّا مُعَذِّبِينَ حَتَّى نَبْعَثَ رَسُولاً }

(wa mA kounnA mou3adhdhibIna HattA nab3atha raçOUlA )

ce qui signifie : « Nous ne chAtions qu’après avoir envoyé un messager » [sOUrat Al-'IsrA' 'Ayah 15]. Le messager de AllAh Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam a dit :

« رُفِعَ الْقَلَمُ عَنْ ثَلاَثَةٍ عَن النَّائِمِ حَتَّى يَسْتَيْقِظَ وعَن الصَّبِيِّ حتَّى يّحْتَلِمَ وعَن المَجْنُونِ حَتَّى يَعْقِل »

(roufi3a l-qalamou  3an  thalAthatin : 3ani  n-nA’imi hattA yastayaqiDHa wa 3ani S-Sabiyyi  HattA yaHtalima  wa 3ani l-majnOUni  HattA ya3qil )

ce qui signifie :  « La responsabilité est levée pour trois [personnes] : celui qui dort jusqu’à il se réveille, l’enfant jusqu’à ce qu’il devienne pubère et le fou jusqu’à ce qu’il recouvre la raison», [rapporté par AbOU DAwOUd].

Remarque : Le Messager de AllAh salla l-LAhou 3alayhi wa sallam appelait à l’Islam les arabes idolAtres quand ils se rassemblaient en provenance des diverses régions pendant la période du pèlerinage. Il leur faisait entendre les deux témoignages :

«  أَشْهَدُ أَنْ لا إِلهَ إِلاّ الله وأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ الله »

( ‘ach-hadou ‘an lA ‘ilAha ‘il-la l-LAh wa ‘ach-hadou ‘anna MouHammadan raçOUlou l-LAh )

Je témoigne qu’il n’est de dieu que AllAh et je témoigne que MouHammad est le Messager de AllAh salla l-LAhou 3alayhi wa sallam . Les idolAtres arabes effectuaient en effet le pèlerinage à la Ka3bah par imitation de leur ancêtres musulmans.

الحمد لله رب العالمين

La louange est à AllAh, le Créateur du monde.

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LES ATTRIBUTS DE DIEU

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم

La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître MouHammad Al-’AmIn, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’islam la religion de tous les Prophètes du premier ‘AdamLA au dernier MouHammad.

Il est de l’habitude des savants auteurs d’écrits sur la croyance et des savants les plus récents de dire :

Il est un devoir personnel pour toute personne responsable –pubère et saine d’esprit– de connaItre treize des attributs de Dieu, c’est-à-dire qu’il est un devoir d’en connaItre la signification sans que ce soit un devoir d’apprendre par cœur les termes mêmes de ces attributs.

Cette connaissance est un devoir du fait que ces treize attributs ont été fréquemment mentionnés dans le Qour’An, soit littéralement soit selon leur signification. Les attributs de Dieu sont de toute éternité, ils sont exempts de début et n’ont pas de ressemblance avec les attributs des humains, selon les gens de la vérité.

Le Chaykh 3Abdou l-WAHid Ibnou 3Achir Al-’AnSAriyy Al-’Ach3ariyy Al-MAlikiyy, que AllAh lui fasse miséricorde, a dit ce qui signifie : « Il est obligatoire (selon la raison) s’agissant de AllAh, l’existence, l’exemption de début de même que l’exemption de fin, le non besoin absolu, Son exemption de toute ressemblance avec Ses créatures, sans pareil. L’unicité de par Lui-même, de par Ses attributs et Ses actes. Une puissance, une volonté, une science et une vie, Une ouïe, une parole, une vue Lui sont obligatoire ».

Les treize attributs de Dieu sont les suivants :

l’existence, l’unicité, l’exemption de début – c’est-à-dire l’existence de toute éternité –, l’exemption de fin, le non besoin, la puissance, la volonté, la science, l’ouïe, la vue, la vie, la parole, et la non ressemblance avec ce qui entre en existence.

L’attribut de l’existence

Dieu existe de toute éternité, sans début. AllAh ta3AlA [ta3AlA veut dire exempt d'imperfection] dit :

{ أَفِي اللهِ شَكّ }

(‘afi l-LAhi chakk )

ce qui signifie : « Il n’y a pas de doute au sujet de l’existence de AllAh ». L’ existence de Dieu n’est pas due à la création de quiconque. Dieu existe et n’a pas de ressemblance avec les créatures. Il existe sans comment et sans endroit comme l’a dit l’Imam 3Aliyy que AllAh l’agrée : « AllAh est de toute éternité alors qu’il n’y a pas d’endroit de toute éternité, et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité ».

L’Imam AHmad Ar-RifA3iyy a dit : « La limite de la connaissance que l’on peut avoir de AllAh, c’est d’avoir la certitude que Son existence ta3AlA est sans comment et sans endroit ».

Notre connaissance de Dieu ne peut pas atteindre la réalité de Dieu mais elle concerne ce qui est obligatoire au sujet des attributs de Dieu, comme la science, ce qui est impossible à Son Sujet comme le fait d’avoir un associé et ce qui est possible à Son Sujet comme le fait de créer quelque chose et de l’anéantir.

L’attribut de l’unicité

AllAh est unique, Il n’a pas d’associé c’est-à-dire qu’Il n’a pas de second. Dieu n’est pas composé de parties comme les corps, car le Trône ou n’importe quel corps plus petit est composé de parties : il est donc impossible qu’il y ait une ressemblance entre le trône et Dieu. AllAh n’a pas de ressemblant ni par Son Être, ni par Ses attributs, ni par Ses actes. AllAh ta3AlA – Exempté d’imperfection – dit :

{ وَإِلَهُكُمْ إِلَـهٌ وَاحِدٌ }

(wa ‘ilAhoukoum ‘ilAhoun wAHid )

ce qui signifie : « Votre Dieu est un Dieu unique » [sOUrat Al-Baqarah / 163].

Si AllAh ta3AlA n’était pas unique mais multiple, le monde ne serait pas ordonné ; or le monde est ordonné : il est donc obligatoire que AllAh soit unique. L’Imam AbOU HanIfah a dit : « AllAh est Unique, non pas du point de vue numérique, mais dans le sens qu’Il n’a pas d’associé ».

L’attribut de l’exemption de début

AllAh ta3AlA est exempt de début dans le sens que Son existence n’a pas de commencement. C’est-à-dire qu’Il existe de toute éternité. En effet, il est obligatoire que le Dieu existe de toute éternité. Sinon, Il aurait besoin d’autre que Lui et celui qui a besoin ne peut être dieu. Ainsi, tout ce qui est hormis AllAh ta3AlA est entré en existence c’est-à-dire créé. AllAh ta3AlA - Exempté d’imperfection – dit :

{ هُوَ الأَوَّلُ وَالآخِرُ }

(houwa l-‘Awwalou wa l-‘Akhir )

ce qui signifie : « Il est Celui Qui est exempt de début et exempt de fin » ; et le Messager de AllAh a dit :

« كَانَ اللهُ وَلَمْ يَكُنْ شَىءٌ غَيْرُهُ »

(kAna l-LAhou wa lam yakoun chay’oun ghayrouh)

ce qui signifie : « AllAh existe de toute éternité alors que rien d’autre que Lui n’existe de toute éternité». Cela veut dire que Dieu existe de toute éternité et nul autre que Dieu n’existe de toute éternité, ni eau ni air ni terre ni ciel ni trône ni piédestal ni ange ni temps ni endroit. AllAh est Celui Qui crée l’endroit ; Il n’en a donc pas besoin.

N’est pas musulman celui qui dit que le monde est de toute éternité par son genre seulement ou par son genre et sa composition ; ceci est de la mécréance et comporte un démenti de AllAh et de Son Messager. Ainsi Seul Dieu existe de toute éternité.

L’attribut de l’exemption de fin

AllAh existe et Son existence n’a pas de fin. Il ne Lui advient pas d’anéantissement. Puisqu’il a été établi au Sujet de Dieu l’obligation de Son exemption de début, il est donc obligatoire à Son Sujet l’exemption de fin. L’exemption de fin qui est obligatoire à Dieu est l’exemption de fin propre à Son Être, c’est-à-dire que ce n’est pas autre que Lui qui l’en a attribué. Dieu est exempt de fin par Lui même et non par autre que Lui. AllAh ta3AlA dit :

{ وَيَبْقَى وَجْهُ رَبِّكَ ذُو الـجَلاَلِ وَالإِكْرَامِ }

(wa yabqA wajhou Rabbika Dhou l-JalAli wa l-‘ikrAm )

ce qui signifie : « L’Être de Ton Seigneur ne s’anéantit pas ». Quant à la non fin de certaines créatures de Dieu comme le paradis et l’enfer, établie par l’Unanimité, ce n’est pas une non fin qui est propre au paradis et à l’enfer car ils sont tous deux créés et ce qui est créé ne possède pas la non fin par soi-même. En effet, le paradis et l’enfer n’ont pas de fin parce que Dieu leur a voulu de toute éternité la non fin mais ce n’est pas par eux-mêmes qu’ils n’ont pas de fin.

L’attribut du non besoin

Dieu n’a pas besoin de Ses créatures, car le besoin d’autrui est un signe de l’entrée en existence et AllAh est exempt de cela alors que toute chose a besoin de Dieu. AllAh ta3AlA dit :

{ فَإِنَّ اللهَ غَنِيٌّ عَنِ العَالَمِينَ }

(fa’inna l-LAha ghaniyyoun 3ani l-3AlamIn)

ce qui signifie : « Certes AllAh n’a pas besoin des créatures » [sOUrat 'Ali 3ImrAn / 98].

L’Imam 3Aliyy, que AllAh l’agrée a dit : « AllAh a créé le Trône comme manifestation de Sa puissance et ne Se l’est  pas pris comme endroit pour Lui-même ». Les actes d’adoration des croyants et les péchés des désobéissants ne nuisent pas à Dieu. Il a créé les cieux et la terre dans six jours pour nous apprendre la douceur et nous apprendre à ne pas perdre patience. Il n’est pas concerné par la fatigue car Il est exempt de la fatigue. Dieu existe sans endroit et sans direction car Il n’est pas un corps.

L’attribut de la puissance

Dieu a pour attribut la puissance et cet attribut est de toute éternité exempt de début et de fin. Sa puissance concerne toutes les possibilités rationnelles, c’est-à-dire toute chose possible, dont l’existence ou l’inexistence est possible selon la raison [pour plus de détails voir le lien en bas de la page].

AllAh ta3AlA dit :

{ وَهُوَ عَلَى كُلِّ شَىءٍ قَدِيرٌ }

(wahouwa 3alA koulli chay’in qadIr )

ce qui signifie : « Il est sur toute chose tout puissant » [sOUrat Al-MA'idah / 120]. Si Dieu n’était pas tout puissant, Il aurait une incapacité et s’Il avait une incapacité quelconque, le monde n’existerait pas.

L’attribut de la volonté

Dieu a pour attribut la volonté, c’est-à-dire le vouloir. Par cet attribut, Dieu spécifie les possibilités rationnelles par certaines caractéristiques au lieu d’autres. AllAh a obligatoirement l’attribut de la volonté et Sa volonté concerne la totalité des actes des esclaves, que ce soit les actes de bien ou de mal. Il a été rapporté que le Prophète a enseigné à l’une de ses filles de dire :

« مَا شَاءَ اللهَ كَانَ وَمَا لَمْ يَشَأْ لَمْ يَكُنْ  »

(mA chA’a l-LAhou kAna wa mA lam yacha’ lam yakoun )

Ce qui signifie : « ce que AllAh veut est et ce qu’Il ne veut pas n’est pas ».

L’attribut de la science

Dieu sait toute chose de toute éternité. Il sait ce qui était, ce qui sera et ce qui n’arrivera jamais. AllAh ta3AlA dit :

{ وَهُوَ بِكُلِّ شَىءٍ عَلِيمٌ }

(wahouwa bikoulli chay’in 3alIm )

Ce qui signifie : « Et Il sait toute chose ». Ainsi, savoir la totalité des choses cachées est spécifique à Dieu, mais Dieu révèle une partie de ces choses cachées à certaines de Ses créatures telles que les prophètes, les saints et les anges. Celui qui dit que le Messager sait absolument tout ce que Dieu sait devient mécréant, car celui-là a assimilé le Messager à Dieu par l’attribut de la Science. Ce qui est établi parmi les gens du tawHId, c’est que les caractéristiques des créatures n’ont pas de ressemblance avec aucun des attributs de AllAh.

L’attribut de l’ouïe

AllAh ta3AlA entend tout ce qui est audible par une ouïe qui est de toute éternité, exempte de début, sans oreille ni autre organe ; alors que l’ouïe des créatures est entrée en existence c’est-à-dire créée. AllAh ta3AlA dit :

{ لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىءٌ وَهُوَ السَّمِيعُ البَصِيرُ }

(layça kamithlihi chay’ wa houwa s-ami3ou l-Basir )

Ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit » [sOUrat Ach-ChOUrA / 11].

L’attribut de la vue

Dieu voit ce qui est entré en existence par Sa vue qui est de toute éternité. Sa vue n’a pas de ressemblance avec la vue des créatures car Dieu voit tout ce qui est visible sans avoir besoin de rétine ni de rayon lumineux, alors que la vue des créatures s’effectue grAce à un organe. AllAh ta3AlA dit :

{ لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىءٌ وَهُوَ السَّمِيعُ البَصِيرُ }

(layça kamithlihi chay’ wa houwa s-ami3ou l-Basir )

Ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit » [sOUrat Ach-ChOUrA / 11].

Ainsi, celui qui veut être sauf doit absolument apprendre la science de l’exemption de Dieu, le tanzIh, par transmission orale auprès des gens de science, pour ne pas tomber dans l’assimilation de Dieu à Ses créatures.

L’attribut de la parole

Dieu parle et Sa parole est exempte de début et de fin et n’a pas de ressemblance avec la parole des créatures. La parole de Dieu n’a pas de début et n’a pas de fin : il ne Lui advient pas de silence ni d’entrecoupement car la parole de Dieu n’est pas constituée de lettres ni de son et Sa parole n’est pas une langue tandis que la parole des créatures est constituée de lettres, de sons et d’instruments. AllAh ta3AlA dit :

{ وَكَلَّمَ اللهُ مُوسَى تَكْلِيمًا }

(wa kallama l-LAhou MOUçA taklImA )

ce qui signifie : « AllAh a assurément parlé à MOUçA ».

L’Imam AbOU HanIfah que AllAh l’agrée a dit : « Et Il parle, c’est-à-dire AllAh, d’une parole qui n’a pas de ressemblance avec notre parole, alors que nous, nous parlons avec des organes jouant sur des points de prononciation et avec des lettres, AllAh parle sans organe ni lettres ».

AllAh soubHAnah – Exempté d’imperfection – n’a pas de ressemblance avec aucune de Ses créatures, ni par son Être –c’est-à-dire que Son Être n’a pas de ressemblance avec l’être des créatures–, ni par Ses attributs –Ses attributs n’ont pas de ressemblance avec les attributs des créatures–, ni par Ses actes –Ses actes n’ont pas de ressemblance avec les actes des créatures.

Le mot Qour’An a deux sens, le premier sens désigne l’attribut de parole de Dieu qui n’a pas de ressemblance avec la parole des créatures qui n’a pas de début ni de fin qui est sans organes ni lettres ; le deuxième sens du mot Qour’An désigne les termes révélés au prophète MouHammad qui sont en langue arabe, ils sont créés par Dieu ; ces termes sont une expression de l’attribut de de parole de Dieu, ainsi l’attribut de Parole de Dieu n’est pas une langue arabe ni une autre langue ; dans ce cas nous pouvons dire des termes révélés qui sont en langue arabe que c’est la parole de Dieu dans le sens que c’est une expression de l’attribut de de parole de Dieu qui n’est pas des sons ni une langue arabe ni autre qui ne ressemble pas à la parole des créatures ; ainsi si nous écrivons Dieu, ce mot la n’est pas Le Créateur Lui même mais c’est une expression qui désigne Le Créateur, de même Qour’An dans le sens des termes révélés n’est pas l’attribut de parole même de Dieu mais c’est une expression de l’attribut de parole de Dieu qui n’est pas des sons ni une langue arabe ni autre, qui ne ressemble pas à la parole des créatures, qui n’a pas de début ni de fin.

L’attribut de la vie

Dieu a pour attribut la vie qui est de toute éternité, exempte de début et de fin. La vie de Dieu n’est pas constituée d’Ame ni de chair ni de sang et la mort est impossible au sujet de Dieu ; en effet s’Il n’était pas vivant, aucune chose de ce monde n’existerait car ce qui n’est pas vivant n’est pas attribué de puissance, de volonté ni de science. Si Dieu n’avait pas pour attributs ces attributs-là, Il aurait pour attribut l’opposé de cela, or Dieu est exempt d’imperfection. Quant à la vie des créatures, elle a lieu par la réunion de l’Ame, du corps, de la chair, des os, du sang ; elle est sujette à l’interruption. La vie de Dieu est comme Ses attributs, elle n’est pas sujette à l’interruption.  AllAh ta3AlA dit :

{ اللهُ لا إِلَـهَ إِلا هُوَ الحَيُّ القَيُّومُ }

(AllAhou lA ‘ilAha ‘il-lA houwa l-Hayyou l-QayyOUm )

ce qui signifie : « Il n’est de dieu que AllAh, le Vivant, Celui Qui n’a besoin de rien » [sOUrat Al-Baqarah / 255].

L’attribut de la non ressemblance avec les créatures

Dieu a pour attribut toute perfection qui est digne de Lui et Il est exempt de toute imperfection c’est-à-dire de tout ce qui n’est pas digne de Lui ta3AlA, comme l’ignorance, l’impuissance, l’endroit, le lieu, la couleur et la limite. AllAh ta3AlA dit :

{ لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىءٌ }

(layça kamithlihi chay’ )

ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui » [sOUrat Ach-ChOUrA / 11].

L’Imam AbOU Ja3far AT-TaHAwiyy (mort en 329 de l’Hégire) a dit : « Il est exempt – c’est-à-dire AllAh – des limites, des fins, des côtés, des organes et des membres ; Il n’est pas concerné par les six directions contrairement à toutes les créatures ».

Cela veut dire que Dieu n’est pas concerné par les six directions comme c’est le cas pour tous les corps. En effet, les corps n’échappent pas au fait d’être contenus dans l’une des six directions car le corps est forcément dans un endroit. Ainsi, Dieu existe sans endroit et sans direction.

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LA PREDESTINATION DU BIEN ET DU MAL

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

LA PREDESTINATION DU BIEN ET DU MAL

La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître Mouhammad Al-’Amin, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’islam la religion de tous les Prophètes du premier ‘Adam au dernier Mouhammad.

Il est un devoir de croire que Dieu a prédestiné le bien et le mal, mais Allah agrée le bien et n’agrée pas le mal, Il ordonne le bien et interdit le mal.

Allah Ta^ala dit dans le Qour’an :

{ وَلَوْ شِئْنَا لَآتَيْنَا كُلّ نَفْسٍ هُدَاهَا وَلَكِنْ حَقّ الْقَوْلُ مِنِّي لَأَمْلَأَنّ جَهَنّمَ مِنَ الْجِنّةِ وَالنّاسِ أَجْمَعِينَ }

Ce qui signifie : « si Dieu voulait, Il aurait guidé tout le monde [à l'Islam], mais Dieu a voulu qu’il y ait des humains et des jinn qui entrent en Enfer », [sourat As-Sajdah 'ayah 13].

Dieu fait ce qu’Il veut, il n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait.

Allah Ta^ala dit dans le Qour’an :

{ لاَ يُسْأَلُ عَمّا يَفْعَلُ وَهُمْ يُسْأَلُونَ }

Ce qui signifie : « Dieu n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait et les esclaves seront interrogés », [sourat Al-'Anbiya' 'ayah 23].

Et Il dit aussi Ta^ala :

« إِنّ رَبّكَ فَعّالٌ لِّمَا يُرِيدُ »

Ce qui signifie : «  Certes, ton seigneur réalise tout ce qu’Il veut », [sourat Houd 'ayah 107].

Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« ما شاء الله كان و ما لم يشأ لم يكن »

Ce qui signifie : « Ce que Dieu veut est, ce qu’Il ne veut pas n’est pas », [rapporté par Abou Dawoud].

Tout ce qui arrive dans ce monde est sous la volonté éternelle de Dieu qui ne change pas. Tous les attributs de Dieu ne changent pas, car celui qui change a besoin de qui le fait changer et Dieu n’a besoin de rien. Dieu fait changer les créatures et Lui ne change pas. Ainsi on dit dans les pays musulmans :

« سبحان الذي يُغَيِّر و لا يَتَغَيَّر »

Ce qui signifie : «  Dieu est exempt d’imperfection, Il fait changer les créatures mais Lui ne change pas ».

Le bien parmi les actes des esclaves entrent en existence par la prédestination de Dieu et Son agrément et le mal parmi les actes des esclaves entrent en existence par la prédestination de Dieu et non pas par son agrément car Dieu n’agrée pas le mal.

Le Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« أن تؤمن بالله وملائكته وكتبه ورسله واليوم الآخر وتؤمن بالقدر خيره وشره »

ce qui signifie : « La foi est que tu croies en Allah, en Ses anges, en Ses livres, en Ses messagers et en le jour dernier et que tu croies à la destinée qu’elle soit du bien ou du mal » [rapporté par Mouslim].

La signification de ce hadith est la suivante : les créatures que Allah ta^ala a prédestinées, parmi lesquelles il y a le bien et le mal, existent par la prédestination éternelle de Allah. Ainsi, la prédestination qui est un attribut de Allah ne peut être qualifiée de mauvaise en soi.

La volonté de Allah ta^ala de faire exister se réalise donc en tout ce qu’Il veut, conformément à Sa science.

Par conséquent, rien n’entre en existence dans ce monde que par Son vouloir. Rien n’atteint l’esclave de Allah, que ce soit bien, mal, santé, maladie, pauvreté, richesse ou autre que cela, sinon par le vouloir de Allah ta^ala, et aucune chose que Allah a prédestinée et voulue qu’elle l’atteigne ne manquera l’esclave de Allah. Il a été rapporté du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il a enseigné à l’une de ses filles :

« مَا شَاءَ اللهَ كَانَ وَمَا لَمْ يَشَأْ لَمْ يَكُنْ  »

(ma cha’a l-Lahou kana wa ma lam yacha’ lam yakoun )

ce qui signifie : « Ce que Allah veut est, et ce qu’Il ne veut pas n’est pas ». Ce hadith a été rapporté par Abou Dawoud dans ses Sounan et il été transmis par la suite à un grand nombre de personnes par un grand nombre de personnes de sorte qu’il s’est largement répandu parmi les gens de la communauté.

En résumé il faut savoir que tout est crée par Dieu y compris la volonté de l’être humain et celui pour qui Allah veut le bien Il lui crée la volonté et les actes de bien et celui pour qui Allah veut le mal Il lui crée la volonté et les actes pour faire le mal, mais Dieu agrée le bien et Il n’agrée pas le mal et Il fait ce qu’Il veut, Il n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait.

La louange est à Allah, le Créateur du monde

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